9 mois.
9 mois déjà que notre appartement est en vente.
9 mois que nous vivons dans l’attente.
9 mois que je rêve d’une maison, d’une chambre supplémentaire, d’un jardin rien qu’à nous où les blondinets pourraient jouer pendant que je vaquerais à mes occupations, où on pourrait prendre le gouter et le café sans avoir à monter et descendre les escaliers mille fois.
En 2010, on a passé 9 mois dans les travaux. Détapisser, plâtrer, poncer, repeindre, changer les portes, refaire la salle de bains.... on a mis le paquet pour que notre appart soit tout beau et nous rapporte plein de sous pour s’acheter une jolie maison au vert. Pendant ce temps là, le credit crunch faisait des ravages et on tombait dans la dépression (nous et puis l’économie aussi). Les prix de l’immobilier étaient en chute libre et les banques ne prêtaient plus. En août, nous mettions l’appart en vente. On rêvait d’une nouvelle maison pour Noël. En revenant de nos vacances, nous avions un acheteur. Finalement sa banque a changé d’avis.
Depuis, on vit dans l’attente. Appart (presque) toujours bien rangé en cas de visite à l’improviste. Des tas de trucs au grenier, dans les coffres des voitures pour donner l’illusion que nous vivons dans un catalogue Ikéa. Les jouets des garcons bien empilés dans un coin, bien rangés tous les soirs, au cas où ... Palpitations dès que je les vois avec un crayon à la main, de peur qu’ils m’aient fait un Picasso sur les murs.
L’appart nickel, c’était sympa les premiers temps. Au quotidien, c’est épuisant et limite déprimant.
Et puis, il y a les visites. Heureusement. Et malheureusement aussi. A chaque visite, on s’emballe, on se dit que ça y est, cette fois c’est la bonne. Et chaque fois, la déception.
Je sais que nous ne sommes pas un cas isolé. J’ai deux collègues qui essaient de vendre. L’un depuis 14 mois, l’autre 10 mois. Les maisons que nous avions visitées l’été dernier plein d’enthousiasme, sont encore en vente, leurs propriétaires certainement aussi désolés que nous. Le marché stagne. Les banques sont très trop prudentes, après les excès de générosité de la fin des années 2000… Nous sommes prisonniers d’un climat économique difficile. Mais nous sommes trop à l’étroit et surtout, on veut se rapprocher du travail du Petit Chimiste. Quatre heures de trajets par jour, c’est trop. Alors on persiste et on essaie de ne pas se décourager.
J’ai fait une croix sur cet été. Maintenant, j’espère qu’à Noël, peut être avec un peu de chance …
PS. Cécilouette, la visite don’t je t’avais parlé a eu lieu. Ils parlent de revenir pour une deuxième visite mais rien de très concret donc en attendant, si ta proposition pour le forum tient toujours, je te donne le feu vert!