jeudi 30 décembre 2010

MAC

Cette année, j'ai pris une nouvelle résolution avant meme le passage à la nouvelle année: je veux apprendre à coudre. Pour mon anniversaire et Noel, je me fais offrir une machine à coudre. Mais le choix est difficile... Amies couturières, avez vous des conseils...? Des marques à éviter, des recommendations? Merci d'avance!

mercredi 29 décembre 2010

La collection des cousins - suite

Je vous avais déjà présenté les bonnets des garçons assortis à ceux de leur petite cousine Flavie (leurs moufles sont aussi inspirées du même modèle, version sans pouce pour Flavie).
Pour les fêtes de fin d'année, je leur ai tricoté chacun un pull sans manches: mauve pour Flavie, vert bouteille pour Liam et marron pour Noah. Les garçons ont déjà étrenné les leurs à l'occasion de Children in Need* et je croise les doigts pour que celui de Flavie lui aille ! Réponse aujourd'hui quand nous arriverons à Montpellier ...


Modèle: Milo, trouvé sur Ravelry, avec des variations individuelles sur le motif des torsades.
Laines: Cascade Yarn 220 en Mauve Heather (Flavie), Olive Heather (Liam), Vandyke Brown (Noah)
*Children in Need - un événement annuel, un téléthon britannique qui récolte des fonds pour des associations caricatives qui s'occupent d'enfants dans le besoin. La crèche organisait une course sponsorisée et une vente de gâteaux et les enfants devaient être habillés en jaune ou avec des pois, comme la mascotte de Children in Need - Pudsey. Et ils ont même été maquillés comme Pudsey!

vendredi 24 décembre 2010

A l'année prochaine

A l'heure où ce billet sera publié, nous serons en route pour le Nord Ouest de l'Angleterre où nous allons passer Noël chez les parents du Petit Chimiste. Dans quelques jours, nous nous armerons de patience pour entreprendre le long trajet en voiture vers Montpellier où nous passerons le Nouvel An. Puis ce sera retour en Angleterre pour quelques jours de plus et finalement retour à Glasgow pour la reprise le 10 janvier. Je ne passerai pas beaucoup par ici (quelques billets programmés quand même), ni chez vous je pense, mais je vous souhaite à tous et à toutes de merveilleuses fêtes de fin d'année.

JOYEUX NOEL

ET

BONNE ANNEE

jeudi 23 décembre 2010

Dites 33

Il y a 3 ans, je me réveillais d'humeur un peu amère, déçue que mon souhait d'avoir des enfants avant 30 ans ne se soit jamais concrétisé mais heureuse que ma maman ait réussi à réunir toute ma grande famille pour une fête d'anniversaire inoubliable.
Il y a 2 ans, très fatiguée mais pleine de bonheur, je partageais mon gâteau d'anniversaire avec mes deux petits coeurs qui fêtaient leurs un mois.
Il y a 1 an, c'est très inquiète que j'amenais Noah chez le médecin pour une bronchiolite en espérant ne pas passer mon anniversaire aux urgences.
Cette année, je fêterais mes 33 ans au repas de Noël du travail avant de rentrer faire des valises, un verre de champagne à la main ...
Les anniversaires se suivent et ne se ressemblent pas mais une chose est certaine, je ne rajeunis pas...!

mercredi 22 décembre 2010

Dans la vraie vie ...


Dans les films de Noël, les passants, les bras chargés de paquets joliment emballés, se pressent le long de trottoirs élégamment décorés. Les commerçants sont aimables, souriants et les passants se donnent du Joyeux Noël à tout va. Les flocons de neige virevoltent dans l'air et des enfants de chœur entonnent des cantiques de Noël en agitant doucement leurs clochettes.

Dans la vraie vie, les passants, les bras chargés de sacs en papier qui fondent au contact de la neige, se pressent le long de trottoirs verglacés en essayant de ne pas se casser la figure. Les commerçants sont épuisés et stressés et les passants se battent pour la dernière Xbox sur les rayons de Game. Les flocons de neige tombent drus et fouettent le visage gelé des passants, pénétrant dans chaque recoin de leurs écharpes, s'insinuant dans chaque maille de leurs gants. Les enfants de chœur ont les pieds gelés et n'ont plus le cœur à chanter. De toutes façons, les CDs de Noël de toutes les boutiques de la rue couvrent les jolis cantiques et les grelots des clochettes ont gelé.


 
Voilà ce qui me passait par la tête en arpentant Buchanan Street samedi matin …
C'est décidé, l'année prochaine, je fais mes courses de Noël en Novembre !


'Cor chocca


L'année dernière, j'avais décidé d'un commun accord avec mes lectrices qu'il était conseillé pour préserver les quenottes de mes chers enfants que je mange la majorité de leur chocolat.

Cette année les grands-mères ont fait rebelote et nous voilà de nouveau avec 4 calendriers. Sauf que cette année les gredins ont compris ce qui se cachait derrière chaque petite fenêtre et dès la première fenêtre, du moment où ils se levaient jusqu'à l'heure où ils s'endormaient enfin, j'entendais le même refrain : 'Cor chocca Moni (= Encore du chocolat Maman pour ceux qui ne sont pas bilingues en grumeau) et ils auraient ouvert les 24 fenêtres dès le 2 décembre. J'ai trouvé la parade : je leur ai inventé une histoire bidon dans laquelle il n'y a que les papas qui peuvent toucher aux calendriers de l'Avent. Comme ça ils ne nous cassent les oreilles qu'une demi heure par jour quand le Petit Chimiste rentre du travail. Evidemment, il y a eu quelques soirs difficiles quand le Père Chocolat s'est retrouvé bloqué dans les trains à cause de la neige et que les petits malins réclamaient leur 'chocca' avant d'aller prendre leur bain… Mais il a bien fallu rester cohérent et comme les mamans n'ont pas le droit de toucher aux calendriers de l'Avent – il y a dérogation bien sûr  quand les enfants ne regardent pas [insert rire diabolique] - pas de Papa, pas de chocolat! On est  un peu durs comme parents vous trouvez? Avant d'appeler la DDASS rassurez vous, ils ont rattrapé leur retard ce weekend et ont fait une orgie de chocca avant le petit déjeuner…



mardi 21 décembre 2010

Enguirlandée!

Malgré la neige sur la France et le Royaume Uni, malgré les centres de tri fermés, malgré mon facteur qui n'est pas passé pendant 2 semaines et peine à distribuer son retard, malgré tout ça, elle est arrivée à temps et même pas abîmée.

De quoi je parle vous demandez vous ?

De la guirlande de Noël demandée à Lilu dans le cadre d'un petit échange.

Elle est tout ce que j'avais imaginé et encore plus ! J'adore le motif que Lilu a choisi pour les lettres, motifs différents pour le recto et verso et j'ai choisi de mettre certaines lettres à l'envers pour profiter des deux côtés. Je l'ai installée devant ma cheminée où elle est restée quelques heures (le temps de la sieste pour dire la vérité) mais j'ai du la déplacer à l'abri de petites mains curieuses qui ont décidé que cette belle guirlande était un jouet – toy, Moni, nice !



Merci Lilu, ta guirlande a été adoptée à l'unanimité !!! Et j'espère que ton paquet te plaira.




lundi 20 décembre 2010

La malédiction de Noël


Il doit être écrit quelque part que mes Décembres, supposés être un mois de joie, de fête, de détente et d'anticipation à l'approche des fêtes de fin d'année, mes Décembres seront l'inverse…

Décembre 2008 – les grumeaux ont quelques jours, je ne dors pas plus de 3 heures par nuit, il fait des températures glaciales et je suis enfermée chez moi, jour après jour, isolée du reste du monde qui continue de tourner. Je ne sais même plus comment je m'appelle. Je menace le Petit Chimiste d'annuler Noël. Je fais un sapin en pilotage automatique, je fais des listes pour envoyer faires parts et cartes de Noël qui ne seront jamais postés et j'achète les cadeaux de Noël de mes frères et sœurs le 6 janvier.

Décembre 2009 – les grumeaux ont un an. Ils passent leur premier hiver en collectivité. Je prends 7 jours d'arrêt de travail sur 15 jours travaillés pour soigner une variété de maladies et je finis par pleurer au milieu d'une réunion. On finit aux urgences pour une bronchiolite. Je fais un sapin en pilotage automatique, je fais des listes pour envoyer des cartes de Noël qui ne seront postés qu'à la dernière limite, j'achète des épices pour faire du vin chaud que l'on ne fera jamais et je mange tout le chocolat du calendrier de l'Avent des petits pour tenir le coup.

Décembre 2010 – les grumeaux ont deux ans. Ils commencent le mois par une gastro, avant que l'on se retrouve bloqués à la maison par la neige. On ne peut pas sortir et les grumeaux sont comme des lions en cage. Quand je peux enfin retourner travailler, je suis en mode Père Noël débordé avec mes lutins ouvriers pour finir toutes les commandes de Noël qui sont toutes en retard à cause de nos jours d'arrêt forcés. Je dois braver les magasins et les trottoirs verglacés car mes commandes sur internet n'arriveront jamais à temps. Nous sommes supposés aller en France pour le Premier de l'An en voiture mais nous envoyons nos trois voitures à la casse. Je ne touche pas terre. Mais je tiens tête à la malédiction.

Le premier weekend de Décembre, nous avons fait notre sapin en famille. Les grumeaux ont adoré accrocher les boules dans le sapin et ils se sont émerveillés devant les lumières ("Light on Moni piz' "). Le deuxième weekend, nous avons fait des biscuits de Noël, enfin utilisé les épices pour le vin chaud et écrit notre lettre au Père Noël (via Yahoo Mail et Amazon Wish list, nous sommes une famille du 21ème siècle!). Le troisième weekend, sans voiture et avec tous les trains annulés, nous avons marché une heure sur les trottoirs gelés pour aller voir les lumières et le marché de Noël et nous avons écrit nos cartes de Noël …Un mois de Décembre bien rempli et plutot réussi à mon goût!  

Par contre, j'ai un peu oublié de bloguer mais j'essaie de me rattraper cette semaine!


 

vendredi 3 décembre 2010

Overheard

Silence radio ces derniers jours... Après mon escapade de vendredi dernier, nous sommes passés en mode hibernation, entre les chutes de neige et la gastro (ben oui, fallait bien me faire payer mon après midi de liberté).

Mercredi après midi, nous avons fait des petits gateaux à la banane pour colmater les estomacs convalescents, ce qui a donné lieu  à un débat intense entre mes petits gourmands:

Mi-am: Cake !
Nouah: No Mi-am, GA-TEAU !!
Mi-am: No Nou-ah, CAKE !!!

Finalement, ils ont réussi à se mettre d'accord: NANA* !

Nana = banana, en language Liam/Noah

vendredi 26 novembre 2010

Me me me

Hier après midi, sur un coup de tête, j'ai demandé mon vendredi après midi à mon boss. Des congés qui me restent, économisés en prévision des maladies d'hiver des petits grumeaux mais qui s'avéreront plus utiles pour réparer leur maman. Les dernières semaines ont été longues et j'ai besoin d'air, de recharger les batteries juste quelques heures.
Les garçons vont rester à la crèche et je vais me faire plaisir.
Au programme, coiffeur pour un changement de tête avant les festivités de Décembre, virée chez Ikéa en solo, sans Petit Chimiste me soufflant dans l'oreille 'but do we really NEED that?' , un détour par un nouveau magasin de laine/salon de thé ouvert récemment dans le West End, un café (et surement une gourmandise aussi) avec une copine...
Puis ce sera l'heure d'aller à la crèche.
Ce weekend, on fêtera les deux ans des garçons et je serais en mode perfect mum.
Mais cet après midi, je joue à l'égoiste et j'ai même pas honte. 

mardi 23 novembre 2010

Deux ans




Deux ans déjà, deux ans à peine.

Deux ans si longs et si courts à la fois.

Je voudrais vous garder bébé pour toujours, ne jamais vous voir grandir et pourtant je m'émerveille chaque jour de vos progrès.

En deux ans, vous avez appris à sourire, à marcher, à parler… et vous avez encore tant à apprendre et découvrir. En deux ans, j’ai appris à être maman, une maman pas toujours parfaite mais qui apprend encore aussi tous les jours. Jour après jour, vous me remplissez d’amour et de fierté.

Vous avez deux ans aujourd'hui.

Vous êtes curieux, coquins, câlins et complices. Contradictoires et capricieux parfois aussi.

Vous êtes bruyants, remuants mais tellement attendrissants.

Vous êtes décidés, déterminés, certains diront têtus.

Vous savez aussi être doux, affectueux, conciliants et polis.

Vous avez des envies d’indépendance mais réclamez des câlins et des bisous.

Vous êtes des pitres ambulants et vous faites craquer les mamies.

Vous êtes innocents, purs, entiers.

Vous me faites pleurer parfois, vous me faites surtout beaucoup rire.

Vous n’êtes plus vraiment des bébés, mais pas encore tout à fait des petits garçons.

Vous avez deux ans aujourd'hui.



Bon anniversaire Liam.

Bon anniversaire Noah.

vendredi 19 novembre 2010

Mittens

Je vous ai déjà parlé des bonnets Aviatrix des garçons et fait allusion à des moufles pour aller avec...

Nous avions deux paires de moufles, offertes par une de mes tantes l’année dernière – une noire et une à rayures. Mais comme je suis un peu particulière (certains diront anale), je ne pouvais pas me résoudre à les leur mettre car elles n’allaient ni avec les bonnets, ni avec leurs manteaux d’hiver. Et comme il me restait de la laine des bonnets, la solution s’est imposée : leur faire des moufles…

Lilu nous racontait il y a quelques jours ses soucis pour coudre les moufles de ses filles. Pour moi non plus, ça n’a pas été évident ! Comme je n’ai jamais fait de moufles avec des pouces, j’ai cherché un patron mais même avec, j’ai eu quelques difficultés… D’abord j’ai voulu rétrécir les poignets comme je fais d’habitude avec les moufles sans pouce pour être sure qu’elles tiennent bien… Erreur, la dame qui a écrit le patron avait du y penser aussi car après mes réductions, les poignets étaient bien trop petits ! Ayant retenu ma leçon, je me suis dit que j’allais bien suivre le patron. Erreur. Je me suis retrouvée avec des pouces bien trop longs ! Finalement après quelques modifications, j’ai fait 4 moufles dont je suis contente… Et pour être sûre qu’elles restent en paire jusqu’à la fin de l’hiver, j’ai fait un cordon au crochet que j’ai cousu au fil de coton pour qu’il tienne bien.


Comme dirait Noah ‘All done !’

Pour les détails, c’est ici et .



mercredi 17 novembre 2010

Les années collège

Vous vous rappelez vos années collège ? La jupe trop courte ou le top avec un décolleté trop plongeant enfilés dans les toilettes du collège parce que vos parents ne vous auraient jamais laissé sortir de la maison avec ? La séance maquillage à l’arrêt de bus parce que votre mère tolérait tout juste un soupçon de mascara et un peu de Labello sur les lèvres ? Les boucles d’oreilles trop longues cachées dans la trousse et qu’il ne fallait pas oublier d’enlever en cours d’EPS sous peine de recevoir un mot dans le carnet de correspondance ?

Tous les matins, j’ai l’impression d’être revenue 20 ans en arrière.

J’aime me préparer tranquille avant que les grumeaux se lèvent pour éviter la panique de préparer tout le monde en même temps. Mais j’enfile toujours un vieux tee shirt par-dessus mes habits de travail pour éviter les bavements intempestifs et les petites mains pleines de beurre. Je ne me cache pas dans les toilettes pour me changer avant de partir mais presque !

Une fois les grumeaux déposés à la crèche, je peaufine mon maquillage dans la voiture. Surtout le rouge à lèvres qui est un gros no-no avant sous peine de les laisser pour la journée avec une belle empreinte de mes lèvres sur la joue quand je leur fais leur bisou d’aurevoir !

J’enfile mes boucles d’oreille ‘qui pendent’, mes colliers et mes bracelets trop fragiles pour des petites mains inquisitives et les jours de réunions importantes, j’enfile mes talons.

Super Ado Mummy prête à l’action !

lundi 15 novembre 2010

The Mitch*ll curse

Depuis que je connais le Petit Chimiste, sa mère me raconte régulièrement les drames et catastrophes survenus au cours de leurs vacances en famille... Elle appelle ça affectueusement 'the Mitch*ll curse'. Et effectivement il y a de quoi raconter! Pertes de bagages par la compagnie aérienne (classique mais néanmoins contrariant quand il faut racheter des gardes robes pour 2 adultes et 2 enfants), la voiture de location détruite après avoir reculé dans des escaliers (le panneau était à l'envers), tempête tropicale en Floride (et 5 jours de vacances passés dans un stade après avoir été évacués de leur hotel), maison de location sans eau en Grèce, feux de forêt en Corse et évacuation avec les pompiers entre des murs de flamme (deux étés d'affilée)... Presque de quoi me décourager de partir n'importe où avec son fils. Mais jusqu'à maintenant nous avions été épargnés. Jusqu'à maintenant.


Petite introduction...

Mercredi c'était l'anniversaire de belle maman. Grande princesse que je suis, j'offre généreusment au Petit Chimiste d'aller passer le weekend chez ses parents pour qu'il puisse amener sa môman au resto dimanche (si mes fils sont aussi gentils avec moi que le Petit Chimiste l'est avec sa mère, je serais drolement contente).

Depuis 3 semaines, on a une voiture au garage - elle en est a son troisième expert et pas un seul diagnostic. Notre 2ème voiture fait des trucs bizarres - elle cale souvent quand il pleut et elle se met à accélerer toute seule quand on s'arrête aux feux rouges. Mais on fait semblant de pas savoir puisqu'on n'a plus qu'une voiture.

Vendredi soir, 20h, la voiture est chargée, les grumeaux en pyjamas, on prend la route.

Pendant 2 heures tout va bien. Les petits dorment, je tricote, le Petit Chimiste écoute des trucs à la radio qui grésille, ambiance cosy dans la voiture. On sera arrivé dans une heure, je pense déjà au grand verre de vin rouge qui m'attend à l'arrivée une fois que le transfert des grumeaux dans leurs lits parapluie sera finalisé.

Et là c'est le drame. Une odeur de brulé s'infiltre dans la voiture. Il n'y a personne sur l'autoroute, c'est sûr, ça vient de nous. Coup de bol, on est à 1 km d'une aire d'autoroute. On prend la bretelle et là, de gros nuages de fumée sortent du moteur... On réussit à arriver sur le parking et la voiture rend l'âme ...

Il est 22h, on est quelque part dans le Lake District sur une aire d'autoroute déserte. Il pleut, il fait froid, je ne tricote plus et les grumeaux sont réveillés.

On appelle the AA. Pas les Alcooliques Anonymes mais la branche dépannage de notre assurance. Une heure plus tard, un camion arrive. Pendant que notre voiture est chargée sur la benne, je transfère tant bien que mal les sièges autos, le chat, les bagages... Heureusement les grumeaux sont en pleine phase "camion/voiture" et on tourne ça en super aventure dans un gros camion. Noah est fou de joie - CAMOU* MUMMY, CAMOU* !!! WOW !!! 'TIS NICE !!! Liam le pauvre est terrorisé, il n'aime pas les surprises et l'aventure.

On finira par arriver chez les parents du Petit Chimiste à une heure du matin sous des torrents de pluie.

Nous n'avons plus de voiture, nous ne savons pas comment nous allons rentrer à Glasgow mais je n'ai jamais été aussi heureuse de voir mes beaux parents.

Epilogue ...

Mon gentil beau père nous a généreusment prêté sa voiture pour que l'on puisse rentrer à Glasgow. Une Mini. Pas vraiment une voiture familiale mais depuis le temps que je rêve de conduire une Mini ... Je peux vous dire que le retour était encore plus cosy que l'aller avec des bagages dans tous les coins, le chat sur mes genoux et les garçons dans leurs sièges autos dont je pouvais presque sentir la respiration !
 
 
 
Vendredi soir dans le camou*
 
* Camou = camion

mercredi 10 novembre 2010

Idée préconçue

Je me croyais ouverte d’esprit avec pas (trop de ) préjugés. Je crois à l’égalité des sexes dans le monde professionnel et je revendique souvent le fait que j’occupe un poste traditionnellement masculin. Et pourtant…

Dans la nouvelle salle des garçons, il y a trois femmes et un (jeune) homme. Il y a quelques semaines, il m’avait aidé un matin où il pleuvait et que je me débattais avec les cartables des garçons et mon parapluie. J’ai d’abord cru que c’était un des gars du lycée pro à coté de la crèche et j’avais été surprise qu’il me propose son aide. J’ai été encore plus surprise quand il est rentré à la crèche avec nous ! Et c’est là que mes
préjugés ont pris le dessus et j’en suis immédiatement venue à la conclusion qu’il devait être le nouvel agent de maintenance/homme à tout faire. Pas une seule seconde je n’ai pensé qu’il travaillait avec les enfants. Quand la directrice m’a présenté le personnel des 2 à 3 ans lundi matin, j’ai découvert qu’il était en fait un éducateur tout nouvellement formé. Les garçons l’adorent. Et moi j’ai honte.


lundi 8 novembre 2010

The big room

Vous vous rappelez peut être la saga du changement de salle au printemps dernier?

A l’époque, la directrice m’avait dit que les garçons ne changeraient surement pas de salle de sitôt. Et bien, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis!

Il y a 3 ou 4 semaines, leurs éducatrices m’ont proposé de commencer la transition chez les 2 à 3 ans. On sentait bien qu’ils commençaient à s’ennuyer dans leur classe et leur copain Alex qui a changé de classe début Octobre leur manquait. On pensait que ça prendrait quelques semaines pour eux de s’habituer au nouvel environnement, aux différentes éducatrices etc. Puis je suis partie en Normandie, puis Manou est venue. Les garçons ne sont pas allés beaucoup à la crèche et la transition s’est faite en pointillés, quelques heures par ci par là. A chaque fois, ils étaient ravis. Ils n’ont pas pleuré une seule fois. Dès que les éducatrices leur parlaient de ‘the big room’, on voyait leur regard s’éclairer et ils y partaient en courant, visiblement enchantés.

Ce matin, alors que je les déposais dans leur salle, leur éducatrice m’a dit : je pense qu’ils sont prêts … et elle m’a demandé de les amener dans la salle des 2 à 3 ans….

Avant qu’elle ait fini sa phrase, ils étaient déjà partis. Moi, j’ai trainé la patte. J’ai remercié les éducatrices, je leur ai dit aurevoir comme si on n’allait jamais se revoir - alors que je vais les croiser tous les matins dans le couloir ! Elles aussi avaient l'air émues et m'ont semblé tristes de voir partir leur duo de choc. Puis je suis allée rejoindre mes grands garçons dans leur grande classe. Ils étaient déjà attablés, prêts à prendre leur petit déjeuner, complètement à l’aise avec la routine de leur nouvelle classe. Ils m’ont envoyé un bisou chacun et m’ont fait aurevoir de la main, pressés de me voir partir et de se joindre aux chansons avec leurs petits copains. Trop facile.

En sortant, je suis passée devant la ‘baby room’ où leur parcours de crèche a commencé il y a 17 mois et le cœur gros, j’ai essuyé une petite larme.

On dirait que la transition va être plus facile pour les petits que pour la grande.

vendredi 5 novembre 2010

Halloween

Ca ne vous a certainement pas échappé mais la semaine dernière c'était Halloween.
L'année dernière, Noah était un squelette et Liam une citrouille.
Cette année, je n'ai rien trouvé dans le commerce qui me plaisait alors j'ai décidé de fabriquer moi même leurs costumes - parce que oui, je n'ai que ça à faire quand je rentre d'une longue journée au travail !
Rien de très compliqué puisque je n'ai toujours pas apprivoisé la machine à coudre du grenier: un petit chat noir pour Mi-am (cat, Mummy, CAT!) et une araignée pour Nou-ah ('pider, Mummy, 'PIDER !!!)
Fastoche - deux vieux pyjamas teints en noir, des chaussettes noires remplis de bourre à coussin, une toile d'araignée dessinée au stylo qui brille dans le noir, un peu de feutrine blanche pour le chat, quelques petits accessoires et voilà !
Ils ont eu beaucoup de succès à leur fête d'Halloween et ils ne voulaient plus poser leurs costumes pour rentrer à la maison (très rigolo de faire passer les 8 pattes de l'araignée dans le siège auto!).

jeudi 4 novembre 2010

Aviators


L'hiver approche, les températures se font de plus en plus frisquettes et les bonnets de l'année dernière sont maintenant trop petits. Il était temps de faire chauffer les aiguilles


Le modèle : Aviator trouvé sur Ravelry – je voulais des bonnets avec une bride pour éviter qu'ils ne les enlèvent trop facilement mais sans que ce soit une cagoule. Pour celles qui suivent, c'est le même que celui de Flavie mais en couleurs plus masculines. Les garçons les ont adopté presque sans problème même si Noah essaie souvent de l'enlever (comme sur la photo!) et les filles de la crèche les adorent (they look like wee pilots !)
Leur seul défaut : la laine que j'ai choisi - Cascade Yarns 220 - ne passe pas à la machine sur un cycle normal ce que Manou a appris à ses dépends quand elle a voulu rendre service et laver le bonnet de Liam. (il a maintenant un joli bonnet en feutrine pour mettre sur la tête de Missy). Heureusement il me restait assez de laine pour en refaire un en vitesse !
Et comme je suis un peu une perfectionniste limite obsessionnelle et que les moufles qu'ils avaient déjà n'étaient pas assorties, il a fallu que je leur fasse des moufles de la même couleur!

Il peut geler, neiger, venter maintenant, ils sont parés.

mercredi 3 novembre 2010

Veni Vidi Vici


Elle est venue – en partant d’Espagne, évitant ainsi les grèves

Elle a vu – deux petits garçons pas très en forme

Elle a vaincu – le rhume des deux petits garçons en question

La semaine dernière, Manou (ma maman) était là. Quel bonheur d’avoir une paire de mains supplémentaires à la maison et de passer un peu de temps ensemble ! Les garçons qui n’étaient pas très en forme ont pu rester à la maison et se requinquer. Ils ont aussi eu la chance de passer une journée entière chacun avec leur Manou en exclusivité totale et l’occasion de vivre la vie d’un singleton. Pour moi c’est aussi l’occasion de lever un pied le pied pendant une semaine.

Mais les bonnes choses ont toujours une fin et Manou est rentrée à sa maison et notre train train a repris. Au programme des semaines à venir, l’anniversaire des petits mousses (2 ans déjà !), les préparatifs de Noël et le passage dans la classe supérieure à la crèche (les 2 à 3 ans). Ca va passer vite !

vendredi 22 octobre 2010

Winter bugs ...

Ca y est l'hiver est là. Mercredi matin j'ai du dégeler la voiture avant de partir travailler. Heureusement les bonnets des garçons étaient finis à temps...
Avec l'hiver arrivent les nuits qui tombent de plus en plus tot. La lumière allumée tout le temps. Le chauffage de plus en plus tot le matin et de plus en plus tard le soir.
Mais surtout avec l'hiver arrivent les microbes, les nez qui coulent et les méchantes toux.
A la crèche, on se croirait dans le cabinet d'un médecin. Les boites de mouchoirs ne durent jamais plus d'une journée et les puéricultrices ont un planning rien que pour administrer les différents sirops à tout le monde. C'est la période de l'année où je passe en mode panique chaque fois que je vois le numéro de la crèche s'afficher sur mon téléphone, anticipant fièvre ou gastro et des départs en catastrophe du travail.
Noah n'a pas resisté bien longtemps et c'est avec beaucoup de culpabilité que je l'ai laissé à la crèche ce matin après une nuit un peu difficile... Hier soir il s'est réveillé en sanglots et a fini par se rendormir en regardant une rediffusion de Top Gear dans les bras de son papa (cars Daddy, CARS!!!). Il s'est retrouvé dans notre lit ce matin après avoir été réveillé bien trop tot par une quinte de toux et il y serait bien resté toute la journée (bed Moni, BED!)...
Heureusement, sa mamie de France arrive ce weekend et pourra le garder à la maison le temps qu'il bataille contre les méchants microbes.
Et moi, je croise les doigts pour que leur système immunitaire soit un peu plus costaud cette année et qu'on ne revive pas les galères de l'hiver dernier...

jeudi 21 octobre 2010

Missy

Je ne crois pas vous avoir déjà parlé des doudoux des garçons?

A leur naissance, les garçons ont reçu une montagne de peluches et doudoux en tout genre. Je ne voulais pas en choisir un préféré moi même et potentiellement vexer les personnes ayant offert ceux qui n'avaient pas été selectionnés. Et puis les garçons sont restés emmaillotés pour dormir pendant très longtemps donc ça ne facilitait pas les choses pour attraper un doudou! Bilan, à 4 mois, pas de doudoux.
Puis ils sont passés dans leurs grands lits et on a commencé à les démailloter. Et là c'était la fête, enfin libres de se retourner, ils n'arrêtaient pas de se coller contre les barreaux. Je ne suis pas une fan de tour de lit (parano de la mort subite du nourisson) donc j'ai mis des peluches pour amortir le contact. Dans le lit de Noah, une grande chenille et dans le lit de Liam, le Snoopy qui fut il y a bien longtemps le doudou de son papa.

Noah s'est immédiatement pris d'affection pour sa chenille. On le surprenait, les bras autour d'elle en pleine nuit. Il s'en servait même d'oreiller.
Quand on est partis en vacances en France quand ils avaient 5 mois, on a du prendre la chenille avec nous et nous avons du admettre qu'elle avait pris le statut de doudou...Un doudou super encombrant mais qui devrait au moins être très difficile à perdre! Nous l'avons baptisée 'Mister C' - un raccourci de Mister Caterpillar et une référence à un personnage d'un programme télé débile qu'on regardait il y a quelques années le dimanche matin en se remettant de samedis soirs trop arrosés.


Noah et Mister C original - Novembre 2009


Liam, lui n'avait rien à faire de Snoopy, ni de Flat Eric qui l'a remplacé, ni de la ménagerie que nous avons essayé de lui proposer, nuit après nuit.
Il y a quelques mois, il s'amusait à piquer le Mr C de Noah, il le câlinait, faisait semblant de s'endormir avec... On a donc essayé de trouver un autre Mr C - on a trouvé son faux jumeau. Mais Liam l'a royalement ignoré. J'ai rangé Mr C bis avant que Noah ne l'adopte aussi en me disant qu'au moins on aurait un remplacement s'il arrivait malheur à Mr C original.


Arrivée de Mr C bis, le faux jumeau en juin 2010 - Noah examine les différences puis l'adopte!


Et puis, à notre retour de vacances au mois d'août, Liam a recommencé à piquer Mr C. En plus, Il se réveillait en hurlant toutes les nuits et ne voulait plus se rendormir tout seul. J'avais l'impression d'être revenue un an en arrière! On a ressorti le jumeau de Mr C et là, ce fut la révélation...Il ne le lâche plus et surtout, il dort comme un loir! Alors nous voilà avec deux énormes doudoux...


Liam et son Mr C



Double câlinou


Et puis je me demandais depuis longtemps comment les garçons allaient appeler leurs doudoux. J'ai maintenant ma réponse: Missy !

Et vous, ils ont des doudoux vos enfants? Ils les ont choisi comment? Vous vivez comme moi dans l'angoisse d'en perdre un, un jour !?

lundi 18 octobre 2010

Tatie gaga



Pendant ma grossesse, je m’étais convaincue que j’aurais au moins une fille.

Ma sœur et la sœur du Petit Chimiste avaient toutes les deux rêvées que j’aurais des jumelles (avant même de savoir que nous allions avoir deux bébés !). Ma grand-mère et ma mère sont très fortes pour faire des filles. Mes copines ne « me voyaient pas » avec deux garçons. Quand je jouais à la poupée avec ma sœur, nous n’avions que des filles. Jamais des garçons. Les garçons ça sent mauvais et ça tire les cheveux. J’étais tellement sure d’avoir une fille que j’avais laissé ma sœur m’acheter des tout petits bodys en rose. Par sécurité, elle avait quand même pris des jaunes et des bleus. Et mes collègues quand ils ont appris que j’aurais des faux jumeaux se sont mis en tête que ce serait obligatoirement un garçon et une fille.

Dans tout ça, pas un seul argument scientifique, pas une seule preuve tangible. Pour une scientifique, ce n’est pas très cartésien comme attitude. Mettez ça sur le compte des hormones!

Le jour de leur naissance, Liam est arrivé en premier. Un garçon. Très bien.
Et puis il a fallu continuer à pousser pour le deuxième. Pour la fille. Qui s’est avéré être un petit Noah.
Je n’ai pas été déçue. J’étais tellement contente qu’ils soient enfin là, avec nous, en bonne santé. Fière d’avoir fait des enfants si parfaits. Et leur papa était tellement ravi d’avoir deux fils, c’est contagieux ces sentiments…
Mais inconsciemment, cela m’a pris plus longtemps à m’adapter. Pendant des semaines, je disais elle en parlant de Noah. J’ai gardé les bodys roses dans un tiroir. Puis petit à petit, j’ai accepté et maintenant je n’arrive pas à imaginer ce que serait notre vie avec une petite fille.

Mais ce serait mentir que de dire que je ne rêve pas d’avoir un jour une fille.
Pas forcément pour avoir une poupée à habiller de robes roses à dentelle, mais surtout pour la relation mère-fille.
Je ne veux pas tomber dans les stéréotypes mais je sais bien qu’en grandissant, mes garçons auront plus d’affinités avec leur père. Jouer au ballon dans le jardin, bâtir des châteaux de sable, patauger dans les flaques, je peux faire. Mais leur père le fera toujours mieux que moi. Les amener voir des match de foot ou de rugby le weekend, regarder le Grand Prix ou la Ryder Cup, descendre des pintes au pub quand ils auront l’âge, ils feront ça avec leur père. En revanche s’ils veulent regarder Masterchef ou les rediffusions de Friends, je me porte volontaire, mais j’ai comme un doute …

J’aimerais avoir une fille avec qui partager des « moments de fille » comme j’ai pu vivre avec ma mère, mes grand mères et mes sœurs. Les premiers cours de danse comme le décrivait Madame Pimousse. Les ateliers cuisine avec Maman. Apprendre à tricoter avec Mamie. Les petits restos le weekend pendant que mon frère allait voir un rallye avec mon père. Les premiers amours et les premières déceptions. Les films à la guimauve. Nos heures passées au téléphone. Nos expéditions en ville quand on est toutes à la maison ou nos après midi passés sur la terrasse à jacasser.

Peut être que je n’aurais jamais de fille. Mais j’ai maintenant une nièce. Une fille par procuration presque. Attention, Tatie gaga, c’est moi !

Elle est pas belle avec son bonnet et ses chaussons?

mardi 12 octobre 2010

En vacances

Demain je m'envole pour la Normandie pour aller rencontrer ma petite nièce arrivée tout récemment. Et je pars toute seule! La mamie anglaise des garçons est ici pour les garder. Bien sûr j'appréhende un peu de les laisser, mais quand j'avais du partir précipitamment en juillet, tout s'était bien passé. Cette fois, les circonstances sont beaucoup plus heureuses et j'ai bien l'intention de profiter de mon mini break. Au menu, pouponnage, bavradage et tricotage!

Et dans ma valise, un petit cadeau fait maison pour la belle Flavie...



Modèles de Ravelry: Aviatrix baby hat et Saartje's Bootees

lundi 11 octobre 2010

Supermarket


Il est très rare que je fasse les courses. Soit on les fait sur internet, soit c’est le Petit Chimiste qui s’y colle. Puisque c’est lui qui est responsable de l’alimentation des troupes, c’est logique que ce soit aussi lui qui s’occupe du ravitaillement. Mais cela m’arrive parfois de devoir faire un passage express au supermarché avec mes deux loulous. Et c’est là que je suis contente de vivre de ce coté de la Manche parce qu’ils sont drôlement forts pour nous faciliter la vie dans les supermarchés British avec les caddies deux places.


Il y a la version nouveau né, avec deux sièges moulés allongés. Super pratique quand ils sont tout petits et qu’évidemment on ne peut pas mettre les deux cosys dans le chariot ! Je rajoutais une couverture sous eux pour que ce soit plus confortable et hop, les courses tranquille.






Et puis il y a la version plus grand avec les deux petits sièges côte à côte. Les garçons a-do-rent! Le seul inconvénient c’est qu’ils sont drôlement près des étals de chocolat et de bonbons à la caisse et je les ai surpris en flagrant délit de vol à l’étalage !




Evidemment on se fait arrêter aussi souvent qu’avec une poussette double mais c’est quand même plus simple qu’empiler toutes les courses en équilibre précaire sur les cosys ou la poussette.

Et comme ils pensent à tout, il y a même le caddie intermédiaire avec deux petits sièges, un allongé et un assis pour ceux qui ont un grand et un petit.



En revanche ne me demandez pas comment font les parents de trois enfants…

PS - Excusez moi pour la piètre qualité de mes photos, je les ai prises avec mon téléphone, un soir juste avant la fermeture en essayant de ne pas passer pour une folle !


vendredi 8 octobre 2010

Mi-am

Depuis quelques mois maintenant, les garçons maitrisent un vocabulaire de plus en plus étendu, un mélange de français et d'anglais et certains mots qu'il n'y a qu'eux et moi qui comprennent !
Leur plus grand obstacle c'est qu'ils ne maitrisent pas encore tous les sons et plus notablement le 'L' est encore absent de leur registre. Ils boivent du 'mik' (milk) et on allume une 'white' (light) quand il fait noir. Ils parlent souvent de leur copain 'Ayex' (Alex), nous accueillent le matin en disant 'Heyo' (hello) et Liam aime beaucoup ses duplos 'yeyow' (yellow). Mais surtout quand on s'appelle Liam, c'est un peu embêtant de ne pas savoir prononcer les L!


Noah a pris le parti d'ignorer son frère - il se contente d'un 'ka' (qui veut dire 'c'est quoi' ou ça) si on lui demande où est Liam ou comment s'appelle son frère. J'essaie de ne pas trop donner trop d'importance à ce refus de nommer son frère alors qu'il est capable de dire le prénom de tous les enfants de la crèche... Liam lui, ne voulant pas rester anonyme a choisi d'adapter son prénom et s'est rebaptisé 'Mi-am' (en deux syllabes).


Le plus drole c'est qu'ils me disent miam miam quand ils veulent manger, et donc tous les soirs Liam me répète en boucle : "Mi-am, miam, miam". Priceless !

mardi 5 octobre 2010

French manucure

Je crois que tous les nouveaux parents ont eu ce petit moment d'angoisse, le jour où ils découvrent que leur petit chérubin tout just sorti de la maternité en est train de se transformer en Edward aux mains d'argent. Ces ongles si petits mais qui poussent si vite. A la maternité, on ne m'avait pas montré comment leur donner le bain ou prendre soin de leur cordon, alors bien évidemment, on ne m'avait pas montré comment leur couper les ongles. Des mains minuscules, des bébés aux mouvements incontrolés et un coupe ongle si petit qu'on l'aurait cru sorti d'une maison de poupée, je ne savais pas comment m'y prendre... Une copine m'avait dit d'attendre qu'ils dorment. Bonne idée sauf que mes deux crevettes dormaient tout emmailloté, limitant sévèrement l'accès à leurs extrémités! La première fois je tremblais tellement que c'est le Petit Chimiste qui s'y est collé. Il a coupé Noah un tout petit peu, à peine une minuscule goutte de sang. Noah n'a rien dit et moi j'ai pleuré (circonstances atténuantes, je dormais maximum 3h par nuit à l'époque, j'étais un peu à fleur de peau!). Maintenant évidemment je suis championne olympique de la manucure/pédicure, une fois par semaine, 20 doigts, 20 orteils, ça ne prend pas plus de 5 minutes.

Mais j'ai maintenant un nouveau challenge, une nouvelle discipline à ajouter à mes prétentions olympiques.
Vous vous rappelez la mycose des garçons? J'ai enfin vu la dermato de l'hopital qui m'a donné un traitement. Du vernis à appliquer 3 fois par semaine. Ca parait simple mais détrompez vous.
Le protocole est le suivant:
- enlever la couche de vernis appliquée la fois précédente à l'aide d'une petite lingette imbibée de dissolvant
- limer la surface des ongles pour maximiser l'absorption du produit traitant
- re-nettoyer les ongles avec la petite lingette
- appliquer le vernis
- attendre que le vernis sèche pendant trois minutes sans bouger (sérieusement, TROIS MINUTES SANS BOUGER, des enfants de 22 mois, autant vous dire que j'ai décidé d'un commun accord avec moi même que le vernis sécherait beaucoup plus vite si ils couraient partout dans la salle de bains).

Je n'ai pas fini de passer la lingette sur le premier orteil que ma victime commence déjà à se tortiller dans tous les sens en hurlant "NON MONI, NOOOOON". C'est un miracle si j'arrive à finir la première étape en une seule fois... Hier soir ça m'a pris pas loin d'un quart d'heure pour une dizaine d'ongles (heureusement, ils ne sont pas tous affectés). Je sais que je vais trouver un moyen de les faire tenir en place et je sais que bientot je serais rodée. Il va bien falloir, sur la notice, j'ai lu hier soir: le traitement peut durer entre 6 et 12 mois avant guérison complète... Je ferais bien de m'entrainer.

dimanche 3 octobre 2010

Père au foyer (le temps d'un weekend)

Comme vous le savez, je travaille ce weekend. Dans mon usine, que des hommes, je suis la seule femme. Hier, ils m’ont tous demandé ce que j’avais fait de mes enfants (presque indignés de voir au travail une mère indigne qui abandonne ses enfants à la maison …). Je leur ai rappelé qu’ils avaient un père et qu’il était parfaitement capable de s’en occuper toute la journée. Hum hum…

Quand mon patron m’a demandé si je pourrais travailler ce weekend et le dernier week end d’octobre, j’ai accepté avec beaucoup d’appréhension et une pointe d’excitation. D’appréhension puisque jusque là le Petit Chimiste n’avait jamais gardé les garçons en solo une journée entière. Une soirée une fois endormis, une après midi au parc, oui mais une journée entière avec repas et sieste, non. Et puis une pointe d’excitation pour qu’il se rende compte enfin ce que c’est d’être responsable à 100%, de gérer la logistique, de penser aux milliers de petites choses toute la journée qui font que tout se passe bien et surtout ce que c’est que de passer la grande majorité de la journée en tête à tête avec deux nains. Parce que tous les dimanches de début mars jusqu’à fin octobre, le Petit Chimiste va faire du planeur. Ca ne me dérange pas plus que ça cette année mais l’année dernière quand ils étaient encore petits et les journées parfois encore difficiles, j’étais très jalouse de cette journée de répit où il n’était pas soumis au régime de nos deux apprentis dictateurs. Pleine de ressentiment, il me retrouvait très souvent de très mauvaise humeur en rentrant le dimanche soir! Alors deux jours en tête à tête avec ses garçons, j’avais hâte de voir comment il allait vivre ça.

Hier matin en partant, j’ai laissé une liste de recommandations. J’ai appelé 4 fois dans la journée. Evidemment ils étaient tous en vie, les petits mousses étaient habillés, changés, ils ont mangé et fait la sieste. Quand je suis rentrée, la maison était vide (ils étaient au parc) et on aurait dit qu’on avait été cambriolé. J’exagère à peine : dans la cuisine, toute la vaisselle de la journée dans l’évier, la machine à laver retournée avec de l’eau et des empreintes de pieds partout, les poubelles qui débordaient et la bouteille de lait sur le comptoir. Dans le salon, des jouets éparpillés, les restes du repas de midi sur la table et des miettes partout. Dans leur chambre, des couches souillées à coté du tapis à langer, les pyjamas sales en boule dans les lits. Dans notre chambre, des vêtements que j’avais repassés la veille roulés en boule dans le panier de linge sale et une lessive pas étendue. Prévisible. Parce que si je suis capable de faire tourner la maison ET m’occuper des enfants en même temps, je savais bien que pour mon Petit Chimiste, c’était un challenge de trop. Il a d’autres talents mais ce n’est pas un homme d’intérieur. Je dois pourtant lui rendre justice, il avait fait les courses et il a réparé la machine à laver. Mais il a reconnu que c’était très difficile de faire la moindre chose quand les garçons étaient dans les parages et il était choqué de se sentir tellement accaparé. Bingo.


Ce matin je suis partie travailler en regrettant de ne pas pouvoir passer la journée avec les trois hommes de la maison, mais avec la certitude qu’ils prendraient bien soin les uns des autres et que le Petit Chimiste se rendait enfin compte de la réalité du quotidien. Et oui, avoir des enfants, ce n’est pas seulement longues balades au parc et batailles de chatouille sur le lit...



Le Petit Chimiste, un grand enfant qui refuse de grandir...

vendredi 1 octobre 2010

La flatterie ne mène à rien ... enfin si quand même!

Il y a quelques semaines, je vous racontais comment Noah me faisait craquer avec ses Mummy à tout va ... Maintenant que j'ai été rebaptisée et que je trouve mon nouveau nom un tantinet moins atendrissant, le petit loup a du trouver un autre moyen de faire marcher sa maman sur la tête: la flatterie. Et oui, du haut de ses 22 mois, Noah maitrise déjà le compliment qui fait mouche!
Tous les matins quand j'arrive dans leur chambre, les mains chargées de biberons, Liam m'accueille avec des pleurs et des supplications "Monia, mi'k, mi'k MIIIIIIK ... " ce que je traduirais par "Maman, depêche toi de me sortir de mon lit et de me coller mon biberon dans le bec". Noah lui me regarde des pieds à la tête et me gratifie d'un "Wow, Monia t'is nice!" ce que je traduirais "Oh là là Maman, que tu es belle aujourd'hui, comme tous les jours, tu es si belle ma maman (oui bon je m'emballe et alors!?)"
Ah votre avis, lequel je sors du lit en premier?

jeudi 30 septembre 2010

Un rayon de soleil dans la tempête

La semaine dernière, une semaine difficile mais heureusement adoucie par l'arrivée de la délicieuse petite Flavie.

Ma première nièce, la première cousine des garçons, la fille de ma soeur, un rayon de soleil.

Je n'ai qu'une hâte c'est d'aller la rencontrer, la prendre dans mes bras, respirer ce parfum de bébé et caresser la douceur de sa peau.

C'est tellement beau un nouveau né.

mercredi 29 septembre 2010

J'arrête de crier - Compteurs à zéro

Après avoir tenu presque 2 semaines, j'ai crié vendredi ET samedi ET dimanche... Compteur remis à zéro lundi matin.

Je ne sais pas trop pourquoi j'ai craqué aussi facilement car les garçons n'étaient pas particulièrement plus difficiles ou plus turbulents que d'habitude.
En fait si, je sais. Une semaine difficile, très difficile au boulot où j'ai pensé sérieusement à démissioner. La perspective de travailler 12 jours d'affilée car je travaille ce weekend. Une machine à laver en rade après qu'un plombier incompétent venu réparer une autre fuite ait "accidentellement" coupé le tuyau de la machine - grosses fuites et je dois maintenant rester à coté de la machine quand elle rince pour vider la bassine - au rythme d'une machine par jour, vous imaginez la perte de temps. Un appart qui ne se vend toujours pas. Des voisins qui m'insupportent de plus en plus chaque jour. Un controle technique de ma voiture qui va couter très cher. Un ras le bol général. Envie d'être ailleurs.

Bref, j'ai passé ma frustration sur mon petit Chimiste et mes enfants. Parce que je sais qu'ils m'aiment et me pardonneront. Mais ce n'est pas une raison. C'est facile finalement de ne pas crier, de ne pas s'énerver quand tout va bien, quand il n'y a pas de stress extérieur. Mais dès qu'un grain de sable tombe dans l'engrenage, que ce soit de la fatigue, du stress, une déception, tout prend des proportions démesurées et la moindre incartade de mes loulous me font sortir de mes gongs. A moi de trouver d'autres moyens d'extérioriser la mauvaise humeur créée par d'autres autrement qu'en criant. Des suggestions?

mercredi 22 septembre 2010

J'arrête de crier - Public, je vous aime

Je me suis rendue compte que je crie très rarement en public. Je crie à la maison ou dans la voiture, quand je suis seule ou juste avec le Petit Chimiste mais presque jamais quand quelqu'un pourrait me voir ou m'entendre. Les rares fois où j'ai crié, c'est en général dans des situations dangeureuses, comme quand Noah m'a échappé et que j'ai eu tellement peur que je l'ai grondé très fort! Je ne pense pas que je fasse ça consciemment mais peut être au fond de moi, je me dis que ce n'est pas acceptable de crier sur ses enfants et j'ai peur d'être jugée?

Maintenant que j'ai commencé le challenge et que je sais que je dois rendre des comptes en quelque sorte et expliquer mes cris et mes colères, c'est presque comme si je criais en public. Je ne compte plus les fois où j'ai commencé à monter le ton et arrêté immédiatement en pensant au challenge. En me demandant ce que vous alliez en penser. En me disant que vraiment, c'était ridicule, inutile ou honteux de crier pour ci ou ça.

On conseille souvent aux gens qui se mettent facilement en colère de prendre une grande respiration ou de tourner 7 fois leur langue dans leur bouche avant de parler.
Moi j'essaie d'imaginer qu'il y a une autre personne dans la pièce, une copine, un membre de ma famille, une lectrice du blog ... Je me demande ce qu'il ou elle penserait en me voyant perdre le controle comme ça et en général ça suffit pour me calmer.

Et vous vous avez quoi comme astuce pour faire retomber la colère?

dimanche 19 septembre 2010

Paranoia?


Récemment, au Royaume Uni, nous avons eu quelques drames d'enfants attaqués par des chiens dit méchants. Déjà que je suis plutôt une cat person qu'une dog person, ces fait divers qui resurgissent régulièrement ne font rien pour me réconcilier avec la race canine. J'ai pourtant grandi avec un chien et je tolère sans problème les chiens de ma famille ou de mes amis. Les chiens avec lesquels j'ai un problème, c'est ceux qui courent en liberté dans les parcs, qui ne sont pas tenus en laisse, ne répondent pas à leur maitre et s'approchent trop près de mes enfants quand leur maitre n'est pas là.



Cet après midi, nous étions en promenade dans un parc de Glasgow. Liam menait la marche à une dizaine de mètres devant moi, en train de courir après un écureuil. Loin derrière nous, le Petit Chimiste avec Noah qui insistait pour pousser sa poussette tout seul ... Tout d'un coup, un Doberman surgit de nulle part et court à toute vitesse vers Liam en aboyant ... En une fraction de seconde, j'ai réalisé que je ne pourrais pas arriver à Liam à temps et je me suis mise à hurler NO NO NO en courant vers lui. Liam complètement inconscient du danger regardait le chien s'approcher de lui en répétant "doggie, woof, woof" Pour lui, tous les chiens sont doux et affectueux comme dans les livres d'image. Finalement, le chien ne s'intéressait qu'à l'écureuil mais je repense encore en tremblant à ces quelques secondes pendant lesquelles j'ai imaginé le pire.

Le propriétaire du chien en question a finalement réapparu alors que je serrais Liam fort dans mes bras et que le Petit Chimiste arrivait en courant, affolé par mes cris. Il s'est à moitié excusé de m'avoir fait peur, mais en sous entendant que j'avais un peu paniqué pour rien. Il a poursuivi son chemin comme si de rien n'était, sans laisse ni muselière pour son chien. J'étais tellement sous le choc que je ne lui ai rien dit! Deux autres propriétaires de chiens (en laisse) qui marchaient avec le Petit Chimiste avant que je ne me mette à hurler sont arrivés ensuite et très gentiment se sont assurés que Liam n'avait rien et que je n'étais pas trop secouée. Ils m'ont ensuite rappelé que tous les chiens doivent être tenus en laisse dans les parcs de la ville et m'ont proposé d'appeler le gardien du parc. Je n'avais qu'une envie c'était de rentrer à la maison et j'ai décliné leur proposition. Je sais bien que l'immense majorité des chiens ne feraient pas de mal à une mouche et qu'ils ont autant besoin de se dépenser que mes enfants mais pourquoi promener sans laisse un chien classé comme dangeureux dans un parc familial où les chiens doivent être tenus en laisse? Et pourquoi me ridiculiser pour avoir instinctivement voulu protéger mon enfant?

Maintenant que le choc est retombé et que mes bébés dorment paisiblement et en sécurité dans leur chambre, je me demande si j'ai paniqué trop vite, si je suis trop influencée par ces faits divers... Je ne veux pas que mes garçons grandissent avec une peur irrationelle des chiens mais je veux aussi qu'ils comprennent que tous les chiens ne sont pas Spot. Et vous, vous aurez fait quoi? Est ce que vous réussissez à ne pas transposer vos peurs sur vos enfants? Propriétaires de chien, vous pensez quoi des parents qui sont persuadés que votre chien va attaquer leur progéniture et vous font les yeux noirs si votre chien s'approche trop près ?



Liam, une dizaine de minutes avant le "drame"

PS - Une semaine que je n'ai pas crié (NO NO NO cet après midi ne compte pas) (woohoo !!!)

samedi 18 septembre 2010

Il y a 10 ans


Il y a 10 ans aujourd'hui, j'étais à l'aéroport de Montpellier avec mes deux valises en partance pour Manchester. Je promettais à ma Maman en larmes que ce n'était que pour un an, le temps d'obtenir mon double diplôme et que ça allait passer vite.

En arrivant à Manchester, il pleuvait, mes pieds étaient trempés dans mes ballerines et mes valises étaient à Paris après avoir raté leur correspondance. J'ai maudit ce lendemain de soirée trop arrosée où je me suis retrouvée dans le bureau des Relations Internationales de mon école d'ingénieur. Une soirée épique avec le groupe d'Erasmus de notre école que nous avons finie avec ma copine Vinciane en répétant à qui voulait l'entendre 'Next year we're going to Manchester' ... Evidemment le lendemain matin, j'aurais pu revenir sur mes paroles d'ivrogne et décider que next year, j'allais rester à Montpellier. Mais à 22 ans et encore chez ma maman, je trouvais que c'était une bonne occasion de quitter enfin le nid. J'ai ensuite passé l'été à compter les jours jusqu'à mon départ, impatiente de quitter le train train de Montpellier, de commencer une nouvelle vie loin de ma famille étouffante, loin du nid. Ce soir de septembre 2000, à Manchester sans mes valises, je n'avais qu'une envie c'était de le retrouver mon nid. Le lendemain, sous le soleil et mes valises arrivées, je retrouvais mon enthousiasme. Cette année fut sans aucun doute l'une des plus mémorables de toute ma vie. L'année des rencontres, de l'ouverture, du changement. Coté académique, soyons honnête, ce ne fut pas une année très bénéfique mais coté humain, incomparable... Evidemment vous savez maintenant que je ne suis jamais rentrée à Montpellier. J'ai rencontré mon Petit Chimiste à Manchester et je ne l'ai plus jamais quitté....

Il y a 10 ans, j'étais une petite étudiante célibataire et sans responsabilités qui pouvait partir vivre à Manchester pour un an sur un coup de tête avec toute sa vie dans deux valises. Aujourd'hui à l'heure du bilan de ces dix dernières années je ressens un mélange de fierté, de bonheur et de satisfaction mais aussi un peu de tristesse et de nostalgie.

Je suis fière, reconnaissante et heureuse du chemin accompli. Professionellement, j'ai terminé mes études un doctorat en poche et j'ai de la chance d'avoir un boulot stable. Dans ma vie privée, j'ai trouvé le compagnon qui partage ma route jour après jour, mon meilleur ami et le père de mes enfants. J'ai deux beaux enfants en bonne santé qui font beaucoup de bêtises mais remplissent malgré tout leurs parents de bonheur. J'ai un toit au dessus de ma tête, nous ne sommes pas dans le besoin.
Mais l'insouciance, la liberté de la Pépette d'il y a 10 ans me manquent parfois... La Pépette d'il y a 10 ans avait toute sa vie adulte devant elle et une infinité de choix. Maintenant, il y a beaucoup de choix qui sont faits pour moi. Par nécessité, par devoir, parce qu'il faut payer les factures et mettre du pain sur la table. Parce que c'est ça aussi d'être adulte.
Mais surtout, surtout, mon éternel dilemme de working mum me préoccupe de plus en plus... Je ne suis pas satisfaite de mon équilibre professionel et personel ... Je suis contente de mon travail mais je m'y ennuie parfois, me demandant si je ne serai pas mieux ailleurs, plus utile et plus épanouie ... Quand j'ai repris le travail, j'étais convaincue (ou me suis-je convaincue?) que je n'étais pas faite du bois dont on fait les mères aux foyers ... Maintenant, je ne sais plus ... Je les vois grandir et j'ai l'impression de passer à côté de tellement de choses ... Et surtout j'ai l'impression que le temps m'échappe, que je n'ai plus le contrôle de ma vie, comme si j'étais sur une autoroute, filant à grande vitesse à travers les années, chemin tout tracé, arrêts possible seulement aux aires d'autoroute (Noël, deux semaines au mois d'août ...) alors que ce dont j'ai envie c'est de prendre les départementales, de m'arrêter là où j'ai envie, quand j'en ai envie ...

Je pense que les 10 prochaines années verront encore de grands changements dans notre vie, et j'espère que je réussirais à sortir de l'autoroute ...

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