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lundi 10 septembre 2012

Playing with fire

Aujourd'hui à 5 jours de mon terme, je n'ai rien trouvé de mieux que de m'enfermer à l'extérieur de notre appartement (accidentellement of course) ...
 
Gros moment de panique quand, en revenant de déposer les garçons à la crèche ce matin, j'ai découvert que l'une de mes clés était tombée de mon trousseau. J'ai retourné mes poches et mon sac, passé la voiture au peigne fin, retracé mes pas entre ma place de parking et la crèche ... introuvable.
J'ai ainsi découvert que cela coutait pas loin de £100 de faire venir un serrurier en urgence. J'ai finalement opté pour une solution moins onéreuse: aire de jeux en intérieur. Les garçons étaient ravis, ils ont eu le droit de manger des frites et des chicken nuggets un lundi et ils ont passé l'après midi à se dépenser pendant que j'enchainais les cafés mochas en attendant que le Petit Chimiste vienne nous secourir.
 
Tout est bien qui finit bien et maintenant les voisins ont le double de nos clés!

samedi 26 mars 2011

Out of action

La semaine dernière, c'était l'angine qui ruinait mon samedi. Aujourd'hui, je ne peux m'en prendre qu'à moi meme. Ca m'apprendra de me prendre pour une jeunette, de croire que je peux passer une soirée à apprécier des bons vins et siroter des gins et tonic jusqu'à 2 heures du matin.... Aujourd'hui, j'ai fait une sieste plus longue que les grumeaux. Heureusement que leur papa assure les lendemains de débauche de leur maman!

Et promis, une billet qui tient plus la route demain parce que mes mots d'excuse du samedi, ça commence à bien faire!

vendredi 26 novembre 2010

Me me me

Hier après midi, sur un coup de tête, j'ai demandé mon vendredi après midi à mon boss. Des congés qui me restent, économisés en prévision des maladies d'hiver des petits grumeaux mais qui s'avéreront plus utiles pour réparer leur maman. Les dernières semaines ont été longues et j'ai besoin d'air, de recharger les batteries juste quelques heures.
Les garçons vont rester à la crèche et je vais me faire plaisir.
Au programme, coiffeur pour un changement de tête avant les festivités de Décembre, virée chez Ikéa en solo, sans Petit Chimiste me soufflant dans l'oreille 'but do we really NEED that?' , un détour par un nouveau magasin de laine/salon de thé ouvert récemment dans le West End, un café (et surement une gourmandise aussi) avec une copine...
Puis ce sera l'heure d'aller à la crèche.
Ce weekend, on fêtera les deux ans des garçons et je serais en mode perfect mum.
Mais cet après midi, je joue à l'égoiste et j'ai même pas honte. 

jeudi 2 septembre 2010

J'arrête de crier - Le challenge


Vous avez peut être entendu parler du challenge "J'arrête de râler" ?
J'ai suivi un peu en pointillés les progrès de Christine Lewicky qui a réussi à ne pas râler pendant 21 jours d'affilée et ça m'a inspiré à me lancer mon propre challenge "J'arrête de crier".

J'ai eu du mal à l'admettre mais je suis une maman qui crie beaucoup trop. La plupart du temps pour rien en plus. Petite, ma maman criait beaucoup mais divorcée avec 4 enfants et un petit salaire, je comprends que parfois sa patience devait succomber à son niveau de stress... Alors peut être inconsciemment je répète ce que j'ai vécu mais je m'étais promis de ne pas être cette maman là, qui pète les plombs pour un rien, qui crie à tout bout de champ tant et si bien que ses enfants ne l'écoutent même plus de toutes façons. Le pire c'est que plus je crie, plus je m'énerve, plus ils s'énervent, plus je crie encore plus fort. Le cercle vicieux. Parfois après une grosse colère je me repasse la scène et je me rends compte que je me suis comportée comme une gosse en train de faire un gros caprice. Bel exemple pour mes enfants...


Au mois de juillet, j'ai eu une période particulièrement difficile. Mon papi venait de mourir, le boulot me pesait, ma famille me manquait, les agents immobiliers se suivaient dans notre appart pour tous nous répéter que nous ne tirerions pas le prix que nous voulions de notre appart ... bref, j'étais pas au meilleur de ma forme. Tous les soirs, ça finissait en cris pour des raisons toutes plus insignifiantes les unes que les autres. Un samedi soir, j'ai littéralement hurlé sur Noah après qu'il ait vidé une tasse d'eau sur le sol de la baignoire. Je tremblais de colère, je me suis mise à hurler sur Liam qui rigolait dans le bain et éclaboussait de l'eau partout. Ils s'amusaient innocemment comme des enfants et moi j'ai pété les plombs. J'ai appelé Le Petit Chimiste pour lui demander de prendre le relais et je suis partie. J'ai marché dans les rues de mon quartier en pleurant pendant une heure. J'avais honte, j'étais en colère contre moi même pour avoir perdu le contrôle pour une broutille. J'étais la pire maman du monde. Ca a été un électrochoc.

Août s'est mieux passé. J'ai très peu crié et pour des choses qui en valait la peine (Noah qui s'échappe en courant sur la route ou Liam qui pousse son frère dans les escaliers). Evidemment on a été en vacances, nourris, logés, blanchis chez ma maman pendant deux semaines. Loin des contraintes domestiques et des soucis du quotidien, c'est plus facile de décompresser, de relativiser et de rester calme. Mais la routine reprend et avec, les mauvaises habitudes. Ce weekend j'ai recommencé à crier pour des bêtises qui n'en valait pas la peine. En y réfléchissant je me rends compte que je crie souvent parce que je suis stressée à cause d'autre chose et c'est les garçons qui trinquent. Alors je me lance le défi de ne pas crier pendant 21 jours d'affilée. Comme Christine, je vais porter un bracelet que je changerai de poignet à chaque colère et je reprendrai le défi à zéro. J'espère que cela me fera réfléchir aux raisons pour lesquelles je crie, aux facteurs déclenchant mes colères, aux choses que je peux changer pour rester sereine, calme et composée en toutes circonstances.
2 septembre 2010 - Day one

jeudi 1 juillet 2010

Panne de lait

6.45 ce matin. Je suis plantée devant mon frigo et je n'en crois pas mes yeux. Il n'y a plus de lait. A peine de quoi remplir un demi biberon... Comment est ce arrivé, je n'en sais rien mais c'est le drame. Je me précipite dans mes placards à la recherche d'une brique de lait UHT, on en a toujours une de secours. Ah mais non, la brique de secours, Papa Chimiste l'a utilisé pour faire une béchamel non prévue dans les courses et il ne l'a pas remplacée. C'est vraiment le drame. Dans 15 minutes, je suis supposée donner deux grands biberons à deux petits garçons affamés et il n'y a pas une goutte de lait en vue. Evidemment, le Petit Chimiste est parti depuis plus d'une heure, je ne peux pas l'envoyer en mission d'urgence.
Je fais une évaluation des risques rapide (une déformation professionelle...).
Scénario 1: les affamés se réveillent et je leur donne un quart de biberon chacun. Ils vont réclamer 'Mow' comme des petits Oliver Twists au bout de deux minutes chrono, puis pleurer, hurler, attaquer le frigo et certainement aussi leur mère indigne.
Scénario 2: je les laisse tout seul dans l'appart le temps de filer à l'épicerie acheter une bouteille de lait. Peu de chance que les services sociaux fassent une descente surprise à cette heure bien matinale (à toute heure s'ailleurs!) et me surprenne en flagrant délit d'abandon d'enfant. Oui mais quand même, l'affaire Madeleine McCann a laissé des traces...
Oui mais tout sauf des hurlements de bon matin...

6.50. Je jette un oeil dans leur chambre. Liam dort à poings fermés. Noah est réveillé et raconte des secrets à ses peluches. Il ne peut rien leur arriver.
J'embarque les clés de la voiture, tant pis pour la planète, ce matin je ne prends pas le temps de marcher.
J'ai mis 4 minutes 43 pour faire l'aller retour. Mon coeur n'a jamais battu aussi vite, mon cerveau tournant à toute allure, imaginant mes enfants kidnappés ou attaqués par un renard .

4 minutes 43 plus tard, je re-jette un oeil dans leur chambre. Liam dort toujours à poings fermés. Noah est réveillé et raconte toujours des secrets à ses peluches. Il ne leur est rien arrivé. Ouf.

lundi 18 janvier 2010

La quête du Graal


Me voici de retour après un mois d'absence...
Tout d'abord bonne année à tous, je suis encore dans les temps!
Pour nous une année qui s'annonce sous le signe du changement et j'espère du mieux.

Comme mon dernier billet de 2009 le suggérait, j'ai beaucoup de mal à trouver un équilibre entre ma vie professionelle et ma vie personelle et en particulier, mon rôle de maman. Je sais bien que je ne suis pas la seule, preuve en est que la maman des pimousses postait la semaine dernière un billet dans la même veine.

Jusque là, j'avais l'impression de bien gérer, peut être m'étais je convaincue que je pouvais jouer sur tous les fronts et que tout le monde y trouvait son compte. Mais j'ai toujours cette boule dans le ventre, celle de toutes les working mums ... Je me sens coupable d'abandonner mes enfants tous les jours même si je sais qu'ils sont entre des mains extrèmement compétentes. Je suis jalouse des éducatrices qui passent presque plus de temps avec mes enfants que moi, en tout cas plus de quality time. Parce que le matin on se presse pour être à l'heure et le soir ils sont fatigués de leur journée, ce ne sont pas toujours des moments propices au jeu et à l'éveil. Les weekends sont trop courts, à peine le temps de se retourner et c'est déjà lundi. Je les vois grandir et se développer grace aux rapports quotidiens de leurs éducatrices et leur classeur rempli de photos. J'exagère un peu mais c'est parfois l'impression que j'ai. Nos 17 jours de vacances à quatre pendant les vacances de Noel m'ont fait un bien fou. L'impression de me reconnecter avec mes petits bouts, de profiter d'eux, d'avoir le temps de juste les regarder vivre... Liam nous a fait l'immense plaisir de faire ses premiers pas. Je sais que nous allons certainement rater ceux de Noah. J'ai demandé à la crèche de ne pas me le dire, histoire de préserver ce moment magique pour nous lorsqu'il fera ses premiers pas à la maison. Combien de premières fois vont ils encore vivre à la crèche et que nous allons rater ...?

Mais je ne peux pas, je ne veux pas être une maman au foyer. C'est très égoiste je sais. J'ai une longue liste de raisons pour laquelle je veux continuer à travailler (par où je commence?). Mais je voudrais le beurre et l'argent du beurre!

Alors on a réfléchi pendant les vacances mais il n'y a pas de solution miracle. Voici pour l'instant les changements que nous envisageons:

1 - Je voudrais travailler à temps partiel, un 80%. Les vendredis sont assez calmes au travail et de toutes façons, je ne suis pas irremplaçable. Ca me permettrait de passer de plus long weekends avec mes grumeaux. De m'avancer dans les tâches ménagères du weekend pour gagner un peu de family time le samedi et dimanche quand le Petit Chimiste est à la maison. J'espère aussi qu'un jour de repos supplémentaire à la maison leur permettra d'être moins fatigués et moins vulnérables à tous les microbes qui passent. Je voudrais aussi en profiter pour aller à des playgroups ou un twin group, pour rencontrer d'autres mamans, me sentir un peu moins isolée ...

2 - Nous allons déménager, pour nous rapprocher du travail du Petit Chimiste. Il sera donc plus à la maison, c'était tellement plus facile pendant les vacances quand nous étions un adulte pour un enfant! En contrepartie, les grumeaux et moi passeront plus de temps en voiture mais vu qu'ils s'endorment tout le temps en rentrant de la crèche, ils feront une sieste! Son nouveau travail lui permettra aussi de prendre plus de congés et des journées pour s'occuper de petits grumeaux malades. Ca évitera le désastre du mois de décembre où je les ai amenés à la crèche malades parce que je ne pouvais plus prendre de journées ...

3 - Nous avons aussi décidé de ranger notre fierté - "on peut tout faire tout seul sans aide" - et appeler au secours quand on ne peut plus gérer. Ceci a déjà été mis en place la semaine dernière. Noah a eu une otite et je ne pouvais pas déjà prendre une semaine de congés après 3 jours de reprise! Nous avons appelé leur Nana anglaise au secours. Elle a passé la semaine à la maison, chouchouté le malade... Alors d'accord c'était dur de partager ma maison avec ma belle mère une semaine. Mais je suis prête à sacrifier mon confort et un peu de ma sanité pour le bien être de mes grumeaux.

Voilà comme je le disais, pas de solution miracle. Mais des petits changements qui nous espérons devraient améliorer les choses pour notre famille.

Et vous, les autres working mums, vous négociez ça comment ...? Des suggestions? Et les mamans professionelles, vous en pensez quoi de cet éternel dilemne?

vendredi 18 décembre 2009

La goutte d'eau qui fait déborder le vase

Pardonnez mon silence ici ces derniers temps, mais depuis une quinzaine de jours notre appartement s'est transformé en hopital de campagne... Nez qui coulent, bébés qui toussent, fièvre qui monte et descend plus qu'une montagne russe, grosse fatigue... Evidemment j'ai aussi attrapé les miasmes de mes petits chéris et nous avons tous été aussi miserable les uns que les autres.

Noah a fait une cure d'antibiotiques la semaine dernière et après un petit mieux, il vient de nous reprendre un tour de rhume. Liam toussait comme un tuberculeux depuis ce dimanche, dormait 20h sur 24, ne mangeait plus rien... Mercredi, j'ai enfin réussi à avoir un rendez vous chez le médecin qui l'a mis immédiatement sous antibiotiques et m'a envoyé aux urgences à l'hopital pédiatrique. Une bronchiolite. Comment en est on arrivés là, je ne sais pas...

Ma faute en grande partie, à force de vouloir être super woman, employée modèle, manager hors pair et maman extraordinaire. A jongler sur tous les fronts avec un papa aux abonnés absents à cause de son boulot à Dundee. A continuer à aller travailler quand les grumeaux sont malades ou que je suis malade, pour ne pas être 'celle qui n'est jamais là', parce que je ne travaille qu'avec des hommes qui ne comprennent pas, parce que c'est bientot Noël, qu'on a des commandes par dessus la tête, des deadlines et des targets serrées. J'ai fait passer mon employeur et ma fierté avant mes enfants. Je les ai laissés à la crèche alors qu'ils n'étaient pas en forme, en me disant que c'était un rhume qui allait passer. J'ai pris quelques demies journées pour qu'ils se reposent, mais c'était pas assez. Mardi, juste avant une réunion avec 5 de mes collègues, tous des hommes, j'ai eu un appel de la crèche que j'ai pris dans la salle de réunion. L'éducatrice des grumeaux pour me dire que Liam n'allait vraiment pas bien et avait pleuré toute la matinée. Je me suis mise à pleurer, comme une idiote, devant mes collègues. le trop plein, la culpabilité de ne pas mettre mes enfants avant le reste, l'épuisement, le stress... la fameuse goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Mes collègues ont été très compréhensifs et attentionnés, m'ont dit que je n'avais pas besoin d'être super woman tout le temps, que j'avais le droit d'être humaine et de demander de l'aide, que je devais accepter de ne pas pouvoir tout faire toute seule. Mon patron m'a envoyé à la crèche et m'a ordonné de ne pas revenir avant que les grumeaux soient remis. Aujourd'hui, je suis allée travailler une dernière matinée avant le début de mes congés de Noël. Il est maintenant temps de se reposer, de faire le point et de préparer un meilleur 2010 pour nous quatre...

mardi 1 décembre 2009

Glutony

Sachant que:
1- Les grumeaux sont en possession de deux calendriers de l’Avent chacun – un pour chaque grand-mère,
2- Leurs parents sont en possession de zéro calendrier de l’Avent chacun – les grand mères ayant naturellement déplacé leur centre d’affection de leurs enfants à leurs petits enfants,
3- Le chocolat c’est mauvais pour les dents – les leurs, pas les nôtres bien sûr,
4- Ils ne savent pas compter jusqu’à 25, encore moins 50,
5- Le concept de Noël les dépasse complètement,
6- Ce blog est presque anonyme, vous n’avez pas notre adresse et ne pouvez pas nous dénoncer aux Social Services.

Trouvez vous scandaleux de lorgner sur les chocolats de ses propres enfants, la chair de sa chair et de se demander si on ne pourrait pas, comme ça, ni vu ni connu, en piquer un… ?

vendredi 30 octobre 2009

Pop stars

Tous les parents de jumeaux peuvent confirmer, avec une poussette double, on ne passe pas inaperçu et on attire souvent les questions des passants curieux.

Ca commence généralement comme ça :

Le passant curieux: Ils sont à vous ? C’est des jumeaux ?
Pépette : (Non, non, c’est pas les miens, c’est des triplets, je les ai volés à la maternité et j’en ai vendu un mais personne ne s’en est rendu compte alors ne dis rien à personne) Euh oui, c’est des jumeaux…
Le passant : C’est des vrais?
Pépette : (Bon là, fair play, les premières semaines, avec le gros manteau, la capuche et le bonnet enfoncé jusqu’aux yeux, c’était difficile) Non, non, c’est des faux.
Le passant : C’est des garçons ?
Pépette : (Poussette bleue, manteaux bleus, couvertures bleues, qu’est ce que je peux faire de plus pour qu’on arrête de me poser la question ?!) Oui, oui c’est des garçons.
Le passant : Tous les deux ? Ah ben alors c’est des vrais jumeaux!
Pépette (qui ne se sent pas trop de leur faire une leçon de génétique, là devant la mare à canard ): Non, non, je vous assure, c’est pas des vrais, en plus, regardez, ils ne se ressemblent pas du tout.
Le passant : Ah bon d’accord … Là, le passant roule ses yeux et décide que la Pépette doit avoir le cerveau un peu embrumé, le passant lui pardonne, une maman de jumeaux, c’est connu c’est toujours fatigué et la fatigue, ça doit causer des troubles du cerveau.

Jusque là, rien de très original, on est tous passés par là mais attention, ça va commencer à se corser …

Le passant de plus en plus curieux : Et ils s’appellent comment ?
Pépette :(Ils ont des tétines avec leurs noms dessus. Décidément de l’argent jeté par la fenêtre) Liam et Noah.
Le passant, fier de lui : Ah ! Comme les frères Gallagher d’Oasis !
Pépette : Euh non, les frères Gallagher c’est Liam et Noel …
Le passant (qui commence à se dire que vraiment la grossesse multiple, ça laisse des sacrés séquelles): Ah bon vous êtes sûre ?
Pépette (qui a vérifié sur Wikipédia quand même après la première fois): Ben oui… Et là, Pépette s’en veut et s’en voudra pour le restant de ses jours. Et de ceux du Petit Chimiste aussi. Parce que la boulette, ils l’ont faite a deux…

Noah et Liam... ou est ce Liam et Noel?


Alors voilà, vous tous qui avez bien rigolé parce que vous aviez un Jean Bon dans votre classe, permettez moi aujourd’hui de vous donner une leçon importante : quand les parents donnent un prénom à leur enfant, ils ne sont généralement pas au top de leur forme. Le papa est un peu secoué d’avoir vu des trucs qu’il aurait certainement préféré ne jamais voir. La maman a l’impression de s’être fait écraser par un 33t, en marche avant et marche arrière. Tous deux se demandent comment ils ont réussi à fabriquer ce(s) petit(s) machin(s) si parfait(s) qui dor(men)t profondément dans ce bassinet. Et là, quelqu'un de bien intentionné leur balance : alors comment vous l(es) appelez ?


Alors oui, il y a des parents supers prêts, super organisés, qui décident de savoir à l’avance s’ils vont avoir un bébé à la fraise ou à la myrtille. Qui ont choisi le deuxième prénom, le troisième, le parrain, la marraine et l’université où leur progéniture ira faire médecine (ou droit si c’est une fille).*
Et puis il y a des parents qui se disent que c’est rigolo de garder la surprise, qui n’arrivent pas à se décider sur un prénom avant d’avoir vu la tête du petit mousse, qui sont paralysés par la responsabilité de donner un prénom pour toute – la – vie … Oh l’angoisse …
Vous l’avez compris, on tombait dans la deuxième catégorie.
On avait bien fait des listes de prénoms qu’on aimait, éliminé certaines combinaisons (Rox et Rouky, Tom et Jerry, Tic et Tac) mais on a passé des mois à reculer l’échéance, incapable de prendre une décision finale.** On s’était dit qu’on verrait bien. Quelle erreur de débutant.
Quand la sage femme qui commençait à trouver que twin I et twin II c’était ‘mignon mais quand même’ nous a suppliés de leur donner des prénoms, on a paniqué. On a choisi chacun notre prénom préféré dans notre liste de prénoms de garçons et on n’a même pas pensé à les associer l’un avec l’autre.
Résultat, il ne se passe pas une semaine sans qu’on nous rappelle notre nullitude***.
Parents indignes quatre heures à peine après la naissance… Qui dit mieux ?!


*Je n’ai rien contre ces parents, au contraire, si il y a une prochaine fois je ferais pareil pour éviter une deuxième grosse boulette.

**Paradoxalement, on avait choisi les deuxièmes prénoms!

**Oui j’invente un mot dans chaque billet. Et alors ?

mardi 6 octobre 2009

Renier ses principes - Part Five, les couches lavables

Pour moi c’était une évidence, il était hors de question d’utiliser des couches jetables. Malgré ce que m’en disait ma mère qui se rappelle encore le lavage des langes à la main pour faire partir les taches irréductibles, je ne voulais pas utiliser de couches jetables. Sachant qu’un enfant utilise pas loin de 5000 couches entre sa naissance et la propreté, soit 35 m3 de plastique qui met des centaines d’années à disparaître (l’équivalent d’une pièce de taille moyenne pour vous donner une idée), la petite écolo en moi avait tranché. Le Petit Chimiste voyait plutôt l’avantage financier des couches lavables puisqu’une fois l’investissement de départ, il n’y a en théorie plus grand-chose à débourser.


Et puis nous avons eu le choc des jumeaux. Ca a tout remis en cause.


On m’a tellement dit que les jumeaux ça prenait tellement de temps, que je n’aurais même pas le temps de prendre une douche les premiers jours, je me suis demandée comment j’allais trouver le temps de mettre en route des machines supplémentaires pour laver 100 couches par semaine (au bas mot). Et les étendre. Et les plier.
Bien sur il y a l’option d’utiliser un service de lavage de couches qui collecte les couches et vous les ramène toutes propres et toutes pliées. Mais mon argument environnemental en prendrait un coup… grosses machines industrielles, produits chimiques pour que les couches sentent bon, sèchent plus vite et se plient mieux et bien sur l’essence pour venir collecter les couches. Et mes 100 couches, j’en fais quoi en attendant qu’ils me les collectent ? Il aurait aussi fallu en acheter tellement pour assurer un roulement !


Je sais que c’est possible pourtant, j’ai lu des blogs de maman de jumeaux voire même de triplés qui le font. Des super mamans. Pas comme moi.

Et en plus maintenant, ils vont à la crèche, où ils n’acceptent pas les couches lavables.
Alors on achète des couches jetables. On culpabilise à chaque fois qu’on sort une poubelle de couches. On se rattrape en recyclant autant que possible tout le reste, on composte, on achète d’occasion… Et comme l’allaitement, je me donnerai une deuxième chance pour les couches lavables au prochain !

mardi 22 septembre 2009

Renier ses principes – Part Four, le controlled crying ou la méthode 5/10/15

L’autre jour, je vous annonçais fièrement que Liam faisait enfin ses nuits. Contrairement à Noah pour qui ça c’était fait tout seul, avec Liam, il a fallu que l’on y travaille. Voici notre histoire et comment encore une fois je suis revenue sur mes principes.

Depuis l’âge de 5 mois, Liam ne tète plus la nuit – ca n’a pas été sans mal ça aussi, mais c’est une autre histoire pour un autre jour. Donc a priori il aurait du dormir sans interruption jusqu’au petit matin. A priori… Il a eu des périodes où il dormait bien, mais après nos vacances en France, c’était devenu l’enfer.
Pendant les vacances, il se réveillait plusieurs fois par nuit. Je lui trouvais des excuses. Il fait trop chaud, il a soif, il est dans un lit qu’il connaît pas, etc, etc… Pour ne pas réveiller toute la maison, je le prenais dans mon lit. Après tout, son papa n’était pas là, y avait de la place et puis pas besoin d’aller travailler le lendemain, possibilité de trainer au lit grâce à super mamie qui assurait le quart du matin. Oh il était content le père Liam de dormir de nouveau avec sa maman ! Sauf qu’en rentrant à Glasgow, ça lui a fait tout drôle de se retrouver dans son lit… Alors il a continué à se réveiller pour son câlin de la nuit. Pas bête la guêpe.


J’ai essayé de le sevrer, en le prenant un peu moins longtemps dans mes bras, en le laissant dans son lit et lui tenant la main, en lui chantant des berceuses… méthode douce. Dès que je le reposais dans son lit ou que je lui lâchais la main, il se réveillait et se mettait à hurler. Ca pouvait prendre plus de deux heures pour le rendormir. L’horreur. Ca a duré deux semaines. Le jour où j’ai failli m’endormir pendant ma pause déjeuner, j’ai décidé que enough is enough, on allait prendre des mesures.


C’est là que j’ai renoncé à mes principes et décider d’essayer le controlled crying, aussi appelé méthode 5/10/15 chez les francophones.
Le principe, c’est de laisser le bébé pleurer pour lui « apprendre » à se consoler et se rendormir tout seul.
Première réaction (la mienne quand j’ai entendu parler de la méthode) : Oh là là, mais c’est cruel cette affaire. Le pauvre bébé il a besoin d’amour, de réconfort. Il a besoin de savoir qu’il n’est pas abandonné et que ses parents sont là pour lui, même quand il essaie de dormir. Ca va le traumatiser de hurler tout seul comme ca dans son petit lit. Non vraiment, jamais oh grand jamais je ne torturerai ainsi mon petit amour.
Sauf que le petit amour, c’était devenu un petit monstre fourbe qui empêchait sa mère de dormir, toutes les nuits, pendant des heures. Alors le petit amour, il était temps de le remettre dans le droit chemin.


Première nuit, il s’endort à 19h comme tous les soirs. A 3h, il commence à pleurer, je vais le voir pour m’assurer qu’il n’a pas de problème. Non, c’est le coup de d’habitude. « Liam, c’est la nuit, Noah et Papa dorment, et Maman va dormir aussi, rendors toi ». Et je referme la porte. Hurlements. Hurlements. Hurlements. Je suis dans mon lit avec un coussin sur la tête. Je me déteste. Il me déteste. Pourquoi elle revient pas, il se demande le pauvre bonhomme. 5 longues minutes. J’y retourne. « Liam, c’est la nuit, bla bla bla ». Hurlements. Hurlements. Hurlements. Je retourne au lit, le Petit Chimiste est réveillé, on est allongés dans le noir, main dans la main. C’est long 10 minutes quand ton bébé hurle dans la pièce d’à côté. Mais on a commencé il faut continuer. On a tenu, 10 minutes, puis 15, puis trois fois 20. Oui, pour les forts en maths, ca fait une heure et demie. Une LONGUE heure et demie. Et puis, il s’est rendormi jusqu'à 7 heures sans un bruit.
Deuxième nuit. Même scénario. Premières 5 minutes, hurlements. Puis les dix minutes qui ont suivies, il pleurait mais doucement et par intermittence et il commençait à se calmer tout seul. Je n’ai même pas eu besoin d’y retourner après 15 minutes.
Troisième nuit. Il se réveille, je me lève pour aller voir si tout allait bien. Tétine perdue. Je lui remets. Il se rendort illico.
Quatrième nuit. Pas un bruit.
Et depuis, il dort de 19h à 6h du matin.

Ca a été une des expériences les plus désagréables de ma carrière de maman. Bien pire que le mouche bébé. Mais je suis persuadée que la fin en justifiait les moyens.

ATTENTION: ne pas utiliser la méthode avant d'étre absolument sure que votre bébé n'a pas soif ou faim et qu'il n'a mal nulle part, etc. En général, une maman est capable de différiencer les pleurs de son bébé. Ne pas utiliser avant au moins 6 mois, avant c'est vraiment cruel (mon opnion!). Et lorsque votre bébé traverse la fameuse période d'angoisse de la séparation, adapter la méthode pour prendre ça en compte. Il y a plein de conseils et de sites et forums de support sur t'internet!

mercredi 25 mars 2009

Renier ses principes - Part One, l'allaitement

Avant d'être enceinte, et avant de devenir maman, j'avais plein de principes et de théories sur la façon d'élever les enfants, les choses à faire et ne pas faire ... C'est drôle comme une fois que la réalité nous rattrape, tous ces principes et bonnes résolutions passent rapidement à la trappe. J'en ai toute une série comme ça et aujourd'hui je commence avec... l'allaitement.


Pendant ma grossesse, j'ai beaucoup lu. Des livres sur la grossesse, sur l'accouchement, sur la gemellité et le bilinguisme. Mais un des livres qui a passé le plus longtemps sur ma table de chevet, c'est "Breast is best" de Penny Stanway. La preuve n'est plus à faire, le lait maternel est le 'top du top' pour nourrir un bébé. J'ai aussi lu beaucoup de témoignages et de blogs de mamans qui avaient allaité avec succès leur jumeaux. J'étais donc déterminée à allaiter mes bébés, au moins jusqu'à leurs 6 mois, date à laquelle je compte reprendre le travail.
Maheureusement mes bébés n'avaient pas lu tous ces témoignages et en ont décidé autrement...

Ca avait mal commencé dès le premier jour, Noah n'arrivait pas à téter et moi trop mal en point, je ne pouvais pas tirer mon lait, il a donc du prendre du lait en poudre à la seringue ... Puis quand il a fini par comprendre comment ça marchait, il était trop fatigué et s'endormait tout le temps en cours de route! Donc il me fallait tirer du lait pour compléter après chaque tétée. Et comme si c'était pas assez compliqué, tous les deux refusaient de prendre le sein droit ... je sais c'est bizarre et personne n'a su m'expliquer pourquoi mais du coup je ne pouvais pas les allaiter en même temps... Ca voulait dire que quand l'un tétait, si l'autre avait faim, il fallait le laisser pleurer, l'horreur! Donc il fallait toujours que j'ai du lait de tiré pour ces moments là et que je jongle avec un au sein et l'autre au biberon, trop pratique... Bref c'était beaucoup de travail et j'arrivais régulièrement au soir avec plus assez de lait pour mes bébés, plus aucune énergie et tous les trois en larmes ... Donc à mon grand regret nous sommes passés au lait en poudre après 6 semaines. Les garcons n'y ont vu que du feu et moi, je suis beaucoup plus en forme !

Je suis très déçue évidemment. J'avais cette vision de pouvoir allaiter mes deux bébés en même temps, pouvoir les emmener partout sans me soucier de mettre les biberons dans le sac. J'ai passé beaucoup de temps à culpabiliser, à me dire que je n'avais pas assez insisté et que j'avais abandonné trop tôt... Mais quand je repense aux soirées et aux nuits passées à pleurer (eux et moi!) parce qu'ils avaient faim et que je n'avais plus de lait, je me dis que finalement tout le monde y gagne au change. Bébés repus et maman en forme, c'est quand même mieux.

Et puis peut être si j'ai un autre bébé, en modèle unique cette fois, j'aurais la chance d'allaiter plus longtemps ...

PS: ne m'envoyez pas les services sociaux, je ne laisse pas mes poupons boire le biberon tout seuls! Si vous regardez bien, les biberons sont vides, j'ai pris la photo a la fin d'une tétée!

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