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dimanche 19 septembre 2010

Paranoia?


Récemment, au Royaume Uni, nous avons eu quelques drames d'enfants attaqués par des chiens dit méchants. Déjà que je suis plutôt une cat person qu'une dog person, ces fait divers qui resurgissent régulièrement ne font rien pour me réconcilier avec la race canine. J'ai pourtant grandi avec un chien et je tolère sans problème les chiens de ma famille ou de mes amis. Les chiens avec lesquels j'ai un problème, c'est ceux qui courent en liberté dans les parcs, qui ne sont pas tenus en laisse, ne répondent pas à leur maitre et s'approchent trop près de mes enfants quand leur maitre n'est pas là.



Cet après midi, nous étions en promenade dans un parc de Glasgow. Liam menait la marche à une dizaine de mètres devant moi, en train de courir après un écureuil. Loin derrière nous, le Petit Chimiste avec Noah qui insistait pour pousser sa poussette tout seul ... Tout d'un coup, un Doberman surgit de nulle part et court à toute vitesse vers Liam en aboyant ... En une fraction de seconde, j'ai réalisé que je ne pourrais pas arriver à Liam à temps et je me suis mise à hurler NO NO NO en courant vers lui. Liam complètement inconscient du danger regardait le chien s'approcher de lui en répétant "doggie, woof, woof" Pour lui, tous les chiens sont doux et affectueux comme dans les livres d'image. Finalement, le chien ne s'intéressait qu'à l'écureuil mais je repense encore en tremblant à ces quelques secondes pendant lesquelles j'ai imaginé le pire.

Le propriétaire du chien en question a finalement réapparu alors que je serrais Liam fort dans mes bras et que le Petit Chimiste arrivait en courant, affolé par mes cris. Il s'est à moitié excusé de m'avoir fait peur, mais en sous entendant que j'avais un peu paniqué pour rien. Il a poursuivi son chemin comme si de rien n'était, sans laisse ni muselière pour son chien. J'étais tellement sous le choc que je ne lui ai rien dit! Deux autres propriétaires de chiens (en laisse) qui marchaient avec le Petit Chimiste avant que je ne me mette à hurler sont arrivés ensuite et très gentiment se sont assurés que Liam n'avait rien et que je n'étais pas trop secouée. Ils m'ont ensuite rappelé que tous les chiens doivent être tenus en laisse dans les parcs de la ville et m'ont proposé d'appeler le gardien du parc. Je n'avais qu'une envie c'était de rentrer à la maison et j'ai décliné leur proposition. Je sais bien que l'immense majorité des chiens ne feraient pas de mal à une mouche et qu'ils ont autant besoin de se dépenser que mes enfants mais pourquoi promener sans laisse un chien classé comme dangeureux dans un parc familial où les chiens doivent être tenus en laisse? Et pourquoi me ridiculiser pour avoir instinctivement voulu protéger mon enfant?

Maintenant que le choc est retombé et que mes bébés dorment paisiblement et en sécurité dans leur chambre, je me demande si j'ai paniqué trop vite, si je suis trop influencée par ces faits divers... Je ne veux pas que mes garçons grandissent avec une peur irrationelle des chiens mais je veux aussi qu'ils comprennent que tous les chiens ne sont pas Spot. Et vous, vous aurez fait quoi? Est ce que vous réussissez à ne pas transposer vos peurs sur vos enfants? Propriétaires de chien, vous pensez quoi des parents qui sont persuadés que votre chien va attaquer leur progéniture et vous font les yeux noirs si votre chien s'approche trop près ?



Liam, une dizaine de minutes avant le "drame"

PS - Une semaine que je n'ai pas crié (NO NO NO cet après midi ne compte pas) (woohoo !!!)

vendredi 10 septembre 2010

Parcours du combattant


Apres le retour de vacances, nous nous sommes replongés dans la routine et ma liste de 'Things to do'. En tête de liste: organiser un rendez vous pour Liam pour voir un dermato.


Dans mes souvenirs d'enfant, organiser un rendez vous chez un dermato était simple. On découvrait un champignon, une verrue, un grain de beauté pas joli, Maman attrapait son répertoire, feuilletait jusqu'à D pour DERMATOLOGISTE, elle faisait tourner le cadran du télephone et une semaine plus tard grand maximum, on etait dans le cabinet du dermato.


15 20 25 ans plus tard et dans un autre pays, c'est une toute autre histoire.


En mai, je découvre ce qui ressemble beaucoup a une mycose sur les pieds de mes enfants (ongles jaunis, craquelures entre les orteils, je suis pas docteur mais bon, ca a l'air d'un pied d'athlète ou un truc du genre).

Je prends rendez vous chez le géneraliste (une semaine d'attente).

Elle n'est pas convaincue que c'est une mycose et d'abord des mycoses chez des enfants si jeunes, c'est très rare, elle ne connait pas de traitement adapté bla bla bla... Elle me demande de faire des prélèvements et elle les enverra au labo d'analyses.

Je fais les prélèvements (terme technique pour dire que je leur ai coupé les ongles des pieds dans une enveloppe).

Cinq semaines plus tard, je recois un coup de fil du médecin. Effectivement c'est une mycose (ah oui vraiment?), il faut que je reprenne rendez vous chez le géneraliste (une semaine d'attente).

Deuxième rendez vous. Elle est convaincue que c'est une mycose puisque le labo l'a dit mais bon, des mycoses chez des enfants de cette age, c'est très rare, elle ne connait pas de traitement adapté bla bla bla... Elle me donne une crème mais ca l'embête, c'est pour les adultes, elle ne sait pas ce que ca va faire chez des enfants de cet âge, bla bla bla... Elle me réfère à l'hopital des enfants pour un rendez vous chez un dermato.

Quatre semaines plus tard, je recois une lettre du service des rendez vous pour me dire qu'ils vont bientot m'envoyer une autre lettre pour arranger un rendez vous. Bientôt se passe (quatre semaines en fait) et comme on part bientot en vacances, j'appelle pour m'assurer qu'ils ne vont pas envoyer la lettre pendant nos vacances.

Retour de vacances. Une lettre de la NHS nous attend (datee du 11 août, pile poil pendant nos vacances) pour me dire d'appeler pour avoir un rendez vous dans les 7 jours. Evidemment quand on est à Montpellier et que la lettre est sur le palier de notre appartement en Ecosse, les 7 jours se sont écoulés. J'appelle le service des rendez vous sans succès (répondeur, répondeur, répondeur...). Quelques jours plus tard, je reçois une lettre similaire pour me dire d'appeler dans les 7 jours pour avoir un rendez vous et que c'est ma dernière chance sinon mon enfant aura raté le droit de voir un dermato et qu'en plus, ils le diront a mon géneraliste (ouh la grosse menace!).

Je rappelle les 3 numéros imprimés sur la lettre. Répondeur, répondeur, répondeur. Je laisse un message. Finalement ils m'ont rappelé et j'ai eu un rendez vous 3 semaines plus tard!

Le rendez vous sera mi septembre. Ca fera 4 mois que mes enfants se promènent avec des champignons aux pieds. Ils les ont certainement partagé avec leurs copains de la crèche, avec leurs cousins dans la piscine pendant les vacances ... Autant de personnes qui vont devoir se battre pour faire traiter leurs enfants. C'était bien plus simple il y a 15 20 25 ans...

vendredi 7 mai 2010

N'a pas voté


Petit changement à la ligne éditoriale aujourd’hui…


J’avais décidé de ne pas en parler parce que je me mets en colère et ma tension monte. Mais comme vous le savez, le Petit Chimiste n’est pas là et il faut que je lâche du lest.

Hier la Grande Bretagne a voté. Moi non. Une des contradictions de l’Europe. J’ai le droit de vivre ici, de travailler, j’ai le droit de payer mes impôts et toutes les taxes cachées, je peux bénéficier d’un système de santé généreux (même s’il est beaucoup critiqué) et envoyer mes enfants à l’école publique (dans quelques années), je contribue au système de retraite et je reçois des allocations familiales et des crédits d’impôts. Mais je n’ai pas le droit de donner mon opinion sur les décisions que le gouvernement prend pour moi, pour mes enfants, pour notre futur; je n’ai pas le droit de choisir mon représentant au Parlement.


Par contre j’ai toujours le droit de voter en France. Un droit de vote qui ne me sert pas à grand-chose. Bien sûr je m’intéresse à la politique française dans la mesure où ma famille et mes amis sont concernés mais je ne vis plus en France depuis 10 ans. Je ne sais pas si j’y retournerai un jour. Je vote toujours, par procuration, mais j’en vois de moins en moins l’intérêt. Je serais prête à renoncer à mon droit de vote en France pour avoir le droit de vote ici. Mais nos élus à Bruxelles ne partagent pas mon avis.


J’ai quand même suivi la campagne avec beaucoup d’intérêt. Même si les candidats ne sont pas des plus charismatiques, j’ai trouvé la campagne fascinante, pleine de rebondissements et tellement serrée. Depuis hier soir, je suis les résultats, circonscription par circonscription. Je suis soulagée de voir que l’Ecosse a résisté à la vague bleue. Je ne suis pas surprise de voir qu’aucun parti n’a obtenu la majorité absolue. Je me demande si Gordon va réussir à rassembler une coalition pour former un gouvernement. Mais surtout je suis déçue de n’être qu’une spectatrice de ces élections historiques.


vendredi 16 avril 2010

Savoir se taire ...

Lundi matin, il faisait froid mais sec (détail important pour la suite de l’histoire). Une fois n’est pas coutume, nous étions en avance à la crèche et j’ai décidé de laisser marcher les garçons de la voiture à l’entrée de la crèche. En général je les porte, ça va plus vite et ils s’arrêtent pas pour ramasser des branches ou des cailloux …

Comme c’était lundi, j’avais aussi le paquet de couches de la semaine, leurs sacs à dos avec vêtements de rechange pour la semaine, lingettes, timbales, enfin un vrai déménagement… Une fois dans l’enceinte de la crèche, j’ai lâché la main de Liam quelques secondes le temps de refermer le portail derrière nous. Il est tombé sur ses fesses. A ce moment là, une maman sort de la crèche. Elle me dévisage avec mon bébé à la main, mon barda et mon autre bébé par terre. Et là d’un air désapprobateur, elle me lâche : « il fait un peu froid pour le laisser s’asseoir par terre, non… ? ».


Mon sang s'est mis à bouillir.



J’aurais du lui rétorquer que je ne l’avais pas « laissé s’asseoir » mais qu’il était tombé, qu’il n’était pas assis dans une flaque d’eau et qu’il était là depuis à peine quelques secondes… qu’au lieu d’ouvrir sa bouche pour critiquer, elle pourrait parfois répondre à mes bonjours (c’était la première fois que j’entendais le son de sa voix alors que je la croise presque tous les matins) …qu’au lieu de claquer la porte de la crèche derrière elle tous les matins quand elle me voit au portail, elle pourrait de temps en temps peut être me tenir la porte pour éviter que j’ai à sonner … que les matins où elle arrive en même temps que moi avec son gamin qui, à 4 ans, n’a pas besoin d’être porté dans les bras, elle pourrait me proposer de me porter un enfant ou un sac au lieu de me regarder comme une extra terrestre avec mon harnachement … et que si elle n’était pas capable de se comporter comme un être humain avec au moins un gramme de compassion, elle ferait mieux de garder ses opinions non sollicitées pour elle…


Mais je n’ai rien dit, j’ai ramassé mon petit bonhomme, séché ses larmes et continué mon chemin. Pourquoi perdre mon temps avec une langue de vipère ?

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