jeudi 9 juin 2011
Potty training - part 2
dimanche 19 septembre 2010
Paranoia?
Récemment, au Royaume Uni, nous avons eu quelques drames d'enfants attaqués par des chiens dit méchants. Déjà que je suis plutôt une cat person qu'une dog person, ces fait divers qui resurgissent régulièrement ne font rien pour me réconcilier avec la race canine. J'ai pourtant grandi avec un chien et je tolère sans problème les chiens de ma famille ou de mes amis. Les chiens avec lesquels j'ai un problème, c'est ceux qui courent en liberté dans les parcs, qui ne sont pas tenus en laisse, ne répondent pas à leur maitre et s'approchent trop près de mes enfants quand leur maitre n'est pas là.Cet après midi, nous étions en promenade dans un parc de Glasgow. Liam menait la marche à une dizaine de mètres devant moi, en train de courir après un écureuil. Loin derrière nous, le Petit Chimiste avec Noah qui insistait pour pousser sa poussette tout seul ... Tout d'un coup, un Doberman surgit de nulle part et court à toute vitesse vers Liam en aboyant ... En une fraction de seconde, j'ai réalisé que je ne pourrais pas arriver à Liam à temps et je me suis mise à hurler NO NO NO en courant vers lui. Liam complètement inconscient du danger regardait le chien s'approcher de lui en répétant "doggie, woof, woof" Pour lui, tous les chiens sont doux et affectueux comme dans les livres d'image. Finalement, le chien ne s'intéressait qu'à l'écureuil mais je repense encore en tremblant à ces quelques secondes pendant lesquelles j'ai imaginé le pire.
Le propriétaire du chien en question a finalement réapparu alors que je serrais Liam fort dans mes bras et que le Petit Chimiste arrivait en courant, affolé par mes cris. Il s'est à moitié excusé de m'avoir fait peur, mais en sous entendant que j'avais un peu paniqué pour rien. Il a poursuivi son chemin comme si de rien n'était, sans laisse ni muselière pour son chien. J'étais tellement sous le choc que je ne lui ai rien dit! Deux autres propriétaires de chiens (en laisse) qui marchaient avec le Petit Chimiste avant que je ne me mette à hurler sont arrivés ensuite et très gentiment se sont assurés que Liam n'avait rien et que je n'étais pas trop secouée. Ils m'ont ensuite rappelé que tous les chiens doivent être tenus en laisse dans les parcs de la ville et m'ont proposé d'appeler le gardien du parc. Je n'avais qu'une envie c'était de rentrer à la maison et j'ai décliné leur proposition. Je sais bien que l'immense majorité des chiens ne feraient pas de mal à une mouche et qu'ils ont autant besoin de se dépenser que mes enfants mais pourquoi promener sans laisse un chien classé comme dangeureux dans un parc familial où les chiens doivent être tenus en laisse? Et pourquoi me ridiculiser pour avoir instinctivement voulu protéger mon enfant?
Maintenant que le choc est retombé et que mes bébés dorment paisiblement et en sécurité dans leur chambre, je me demande si j'ai paniqué trop vite, si je suis trop influencée par ces faits divers... Je ne veux pas que mes garçons grandissent avec une peur irrationelle des chiens mais je veux aussi qu'ils comprennent que tous les chiens ne sont pas Spot. Et vous, vous aurez fait quoi? Est ce que vous réussissez à ne pas transposer vos peurs sur vos enfants? Propriétaires de chien, vous pensez quoi des parents qui sont persuadés que votre chien va attaquer leur progéniture et vous font les yeux noirs si votre chien s'approche trop près ?
mercredi 16 juin 2010
Le dilemne des chaises hautes - la suite ...
Anne, j'ai beaucoup aimé le système pour remonter les chaises et l'idée du réhausseur. Mais j'ai décidé que je préférais que les garçons aient leurs propres chaises plutot que de monopoliser les chaises des grands - on n'en a que 4 et même si on n'a pas souvent des visiteurs à table, j'aimerais qu'ils aient une chaise :)
En tout cas, j'ai retenu une leçon importante: pour le(s) prochain(s), je penserai à mettre les chaises hautes sur la liste de naissance. Avec Liam et Noah je n'avais pensé qu'à l'immédiat sans réfléchir qu'ils n'allaient pas rester bébés toute leur vie!
Je suis toujours fixée sur mon idée de chaise en bois (sus à l'envahissement du plastique!) et à l'encombrement minimum. Lilu et Cécile, j'adore vos chaises Combelle ... Mais malheureusement, elles ne se font pas de ce coté ci de la Manche ! Et même si je continue à rêver à la Stokke (je suis jalouse de vous toutes qui en ont une ou même deux!!!), il est certain que nous n'avons pas les moyens d'en acheter deux... et d'occasion, on en trouve très rarement... évidemment vu que même les adultes s'en servent!
Donc comme Tash me l'a suggéré, je cherche des équivalents à coût moindre.
Pour l'instant, j'ai six candidates (de haut en bas et de gauche à droite):
J'ai l'impression qu'à part le prix, il y a vraiment très peu de différence entre les six - surtout entre la Adjust with Me et la Megan, j'ai beau regarder, je vois pas ... - et les critiques que j'ai lues pour l'instant sont très enthousiastes. Ma préférence va pour l'instant vers la Megan car on peut l'avoir en blanc pour aller avec ma table et surtout on la trouve sur ebay à un prix défiant toute concurrence (£33, livraison inclus!). Vous en pensez quoi?
Maintenant, il me reste à convaincre le Petit Chimiste... Il ne comprend pas pourquoi je veux changer de chaises alors que celles qu'on a "font leur boulot". Evidemment il ne comprend pas. Ce n'est pas lui qui passe une heure tous les weekends à démonter, déhousser, récurer, gratter dans les coins pour nettoyer les chaises et les garder présentables et hygiéniques. Ce n'est pas lui qui se prend les pieds dans les chaises tous les jours en ouvrant les rideaux ou en arrosant les jardinières. Ce n'est pas lui qui doit réorganiser toutes les chaises à chaque repas parce qu'il n'y a pas assez d'espace au sol pour toutes les chaises puis les réorganiser après le repas parce que sinon il ne voit pas la télé depuis sa place sur le canapé (oui on vit dans un appart mouchoir de poche). Ce n'est pas lui qui doit rebrancher la télé tous les jours parce qu'en réarrangeant les chaises je fais systématiquement sauter le cable. Et évidemment mon argument 'je les trouve moche' ne prend pas, puisque c'est moi qui les avait choisi (l'argument 'il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis'). Il a donc posé son veto (il rigole pas des fois le Petit Chimiste...)
Mais j'ai un plan.
jeudi 10 juin 2010
High chair dilemna
Il y a bientôt un an et apres une longue étude de marché, nous avons acheté deux chaises hautes pour les garçons. Une affaire! Je les ai achetés au tiers de leur prix d'origine à une maman de jumeaux qui bradait son matériel de puériculture avant de repartir vivre en Malaisie.
D'après moi, c'était les chaises idéales. En plastique, facilement nettoyables avec une housse qu'on pouvait enlever et passer à la machine. Le dossier pouvait s'incliner ce qui permettrait à mes bébés (8 mois à l'époque) de boire leurs biberons facilement. La tablette s'enlevait aussi facilement pour être nettoyée et avait un trou dans lequel on pourrait mettre leur gobelet. Et d'après moi, le summun c'était les paniers en dessous qui me permettraient de ranger leurs jouets ainsi que leurs bavoirs, les lingettes pour les débarbouiller etc. Je me trouvais trop maline d'optimiser ainsi la place dans notre salon avec un objet à double emploi.
Nos chaises hautes avec leurs propriétaires, il y a presqu'un an ...
Avance rapide 10 mois plus tard: je ne peux plus supporter la vue de ces chaises hautes.
La housse est difficile à enlever, en revanche, elle offre plein de coins et de recoins dans lesquels les miettes s'accumulent. Les gobelets ne rentrent pas dans le trou de la tablette, en revanche, la purée et le yaourt, oui. Et c'est la plaie à nettoyer! L'option d'incliner les sièges? Je m'en suis servie 5 fois grand maximum. Les biberons ils n'en boivent plus que le matin, sur mes genoux - notre moment calin du matin. Et ne me parlez pas des paniers! Vidés par les petits nains un nombre incalculable de fois... et un véritable nid à microbes! Tout ce qui tombe de la chaise (miettes, morceaux de nourriture) atterit dans le panier. Je devais les vider minimum une fois par semaine pour un grand nettoyage et regulièrement passer les jouets au karcher à la machine. Je les ai enlevés très vite et remplacés par des paniers à jouets traditionnels, loin, loin de la table! On ne peut pas les plier et elles prennent une place pas possible, on se prend les pieds dedans et on peut à peine accéder aux fenêtres. Et puis les couleurs vives qui me plaisaient au début ... je n'en peux plus! Bilan, je vais les vendre. Mais il me faut trouver une autre solution.
Cette semaine, nous menons une petite expérience, avec les garçons assis sur des sièges de grand avec nos chaises hautes de voyage (des harnais Gro qui s'attachent à tout type de chaises). Verdict: super pour des chaises d'appoint mais pas une solution de longue durée. Nos chaises sont trop basses pour nos grumeaux petit modèle, je suis donc obligée de leur donner la becquée ou d'utiliser des coussins qui vont être salis en 2 minutes chrono si je les laisse manger tout seul, et évidement c'est encore plus difficile de manger tout seul quand on dépasse à peine de la table!
Ce que je voudrais, dans l'idéal, c'est MA chaise haute de quand j'étais petite. Elle est encore chez ma maman et les garçons s'en servent pendant les vacances. Une chaise haute en bois, toute simple qui ne prend pas de place, que l'on peut mettre directement contre la table ... Mais des chaises hautes comme ça, ça n'existe plus... Ou si vous savez où en trouvez, dites le moi!
Les garçons dans ma chaise haute (et celle de mon cousin), l'été dernier
Ce que je cherche donc, c'est l'inverse de mes chaises en plastique! Une chaise haute qui ne prend pas de place, que l'on peut pousser contre la table et ainsi éliminer le besoin d'une tablette. Une chaise haute sobre, en bois, qui irait avec ma table et mes chaises et grandirait avec mes enfants. J'ai trouvé, ça s'appelle une Stokke Tripp Trapp et ça coute un bras (ou deux!).
dimanche 6 juin 2010
Consoler ou gronder
Je ne vais pas vous mentir, mes petits bonhommes ne sont pas des anges. La plupart du temps, ils jouent ensemble, se racontent des histoires (comme sur la photo), ils rigolent, montent des coups contre leur mère et partagent leurs jouets... Mais de temps en temps, comme tous les frères et soeurs, ils se disputent. En général parce qu'ils veulent la même chose au même moment. Jusqu'à maintenant c'était à celui qui tirait plus fort sur l'objet de leur affection et j'évitais d'intervenir parce qu'en général, ça ne faisait qu'empirer la situation.
Mais récemment, ils ont découvert qu'ils pouvaient se pousser et se faire tomber. Celui qui tombe perd le jouet et banco, celui qui pousse part en courant avec... Ils se poussent de plus en plus violemment et il arrive qu'ils se cognent contre des meubles ou les murs. Je dois donc intervenir avant que ça ne finisse mal!
Mon instint me dit d'aller consoler le poussé en premier mais le pousseur doit aussi apprendre qu'il n'est pas acceptable de pousser son frère et de façon générale d'utiliser la violence pour arriver à ses fins... Mais une fois le poussé consolé, le pousseur a évidemment quitté les lieux et déjà oublié son forfait. Trop tard donc pour le réprimander. Que faire?
dimanche 9 mai 2010
Séparation - suite et fin!
mardi 16 mars 2010
Séparation - suite !
Après une longue discussion avec la puéricultrice des garçons et la directrice de la crèche vendredi (pour) et puis une autre longue discussion avec le Petit Chimiste ce weekend (contre), voilà où nous en sommes…
Pourtant, comme les garçons de Cécé, ils ont été séparés à l’occasion si l’un est malade ou quand ma mère est là pour qu’ils aient chacun un special day avec leur grand-mère. Mais tous les jours et pendant peut être plusieurs semaines… je ne peux pas expliquer pourquoi mais mon gut feeling comme on dit ici, mon instinct me disait non (de même pour leur père donc ce n’est pas qu’une réaction de mère irrationnelle !).
Mais la raison pour laquelle la puer’ et la directrice ne voulaient pas faire passer Noah chez les plus grands c’est parce qu’il ne marche pas. Et comme le disait Prune, je trouvais que c’était une mauvaise raison, que l’on ne devrait pas décider si un enfant était prêt à aller chez les grands en fonction de son développement moteur. Mais c’est un critère de sélection comme un autre, comme celui de ne pas faire rentrer à la maternelle les enfants qui ne sont pas propres. Après tout, Noah se fait écraser les doigts régulièrement par Liam à la maison, donc je peux imaginer qu’un enfant à quatre pattes avec 5 autres marcheurs, équipés de trotteurs, de tricycles etc ce n’est pas une très bonne idée… Et puis ils font des activités relatives à cette nouvelle mobilité auxquelles Noah ne pourrait pas participer. Donc Noah en restant chez les plus petits aurait toute l’attention des éducatrices pour développer sa motricité et ses autres compétences, à son rythme et sans avoir peur de perdre ses doigts.... je commençais à voir leur point de vue…
Et puis comme s’il pouvait sentir notre indécision et nos doutes, ce weekend, Noah s’est mis à marcher ! Comme ca, sans préavis, alors que jusque là il refusait qu’on lui lâche la main, il a lâché la table a laquelle il était cramponné et il est parti derrière son frère… depuis on ne l’arrête plus ! Il tombe beaucoup et évidemment se fait bousculer par Liam qui ne comprend pas que son frère n’a pas encore le même équilibre que lui mais il est mo-ti-vé ! Il ne marche pas encore assez bien pour passer chez les grands mais nous sommes arrivés a un compromis avec la crèche.
Jusqu’à Pâques, Noah reste chez les petits pour prendre le temps de « grandir » un peu plus et Liam rentre chez les grands à mi temps. Lilu, tu vois tu nous as trouvé le bon compromis ! Apres le weekend de Pâques, Liam rentrera chez les grands à temps plein et Noah fera du mi temps pendant quelques semaines. Donc ils sont séparés un peu mais pas trop ! Et moi je suis ravie du compromis.
vendredi 12 mars 2010
Séparation?
Lorsque l’on devient parent, on ne se rend pas compte du nombre de décisions que l’on va devoir prendre très tôt dans cette nouvelle carrière. Quel accouchement, quelle maternité, quel allaitement, cododo ou pas, couches lavables ou pas … ? Et puis ça continue encore et encore… Avec des jumeaux, le nombre de décisions ne se multiplie pas forcément par deux mais il augmente certainement. Même berceau, même chambre ? On aborde là la question de la séparation. A la maison, pas possible de les séparer because pas assez de chambres et je ne pensais donc pas à avoir à prendre cette décision avant qu’ils ne rentrent à l’école mais je me trompais…
A la crèche les enfants sont séparés par tranche d’âge : les ‘babies’ de 6 semaines à 1 an, les 1 à 2, 2 à 3 et puis les grands de 3 à 5. Pour passer de chez les babies aux 1 to 2, il faut non seulement avoir 1 an mais aussi savoir marcher, sinon bonjour les accidents entre ceux qui se trainent encore au sol et ceux qui marchent comme des culbutos sans éviter les doigts des copains par terre.
Jusqu'à maintenant et malgré leurs 15 mois, Liam et Noah étaient encore chez les babies. Mais, ils s’y ennuient ferme puisque tous leurs potos du même âge sont passés dans la section du dessus et ils se retrouvent avec des « vrais » bébés de moins d'un an. Voila donc une des raisons pour lesquelles j’étais désespérée de les voir commencer à marcher.
Alors que Liam marche maintenant très bien, Noah lui a décidé de persévérer avec le bum shuffle et le quatre pattes et ne marche pas plus de quelques pas avant de se rasseoir. On ne peut pas le forcer et personne ne sait si il va se décider de marcher la semaine prochaine ou dans un mois.
Leur keyworker m’a proposé de faire passer Liam chez les 1 to 2 puisqu’il remplit toutes les conditions. Ce ne sera que provisoire puisque Noah passera lui aussi chez les 1 to 2 dès qu’il marchera et elle pense que cela le motivera... J’ai du mal à accrocher à l’idée. Je ne suis pas opposée à l’idée de les séparer per se. Au contraire. Mais j’ai l’impression de pénaliser Noah, de lui dire ‘tu vois tu ne marches pas donc ta punition c’est de rester chez les bébés pendant que ton frère va s’amuser chez les grands’. Surtout que la seule différence c’est qu’il ne sait pas enchainer les pas mais par ailleurs, il est bien plus dégourdi que Liam. Par exemple Liam vient tout juste d’apprendre à s’asseoir depuis la position allongée de se mettre debout tout seul, ce que Noah fait depuis des mois, il ne sait pas marcher à quatre pattes ou monter les escaliers… Mais il marche. Alors pour l’instant, ils restent tous les deux chez les babies. L’égalité par le bas…
Vous en pensez quoi ?
samedi 27 février 2010
Babysitter
J'ai déjà mentionné ici le fait que nous n'avons pas de famille à proximité et que j'ai beaucoup de mal à me décider à laisser les petits grumeaux à une babysitter. Dur de faire confiance à quelqu'un que je ne connais pas, avec mes enfants, avec mon chez moi... Pourtant j'ai beaucoup babysitté étant plus jeune, dès 13 ans, j'ai gardé des grands enfants, des nourissons, des singletons, des jumeaux et des familles nombreuses. Pourquoi ne suis pas capable de faire preuve de la même confiance que ces parents? Surtout que les grumeaux sont au lit à 19h30 et se réveillent très rarement, en général pour une suce perdue... Pas trop durs donc à garder!vendredi 22 janvier 2010
Swine flu aka H1N1

La semaine dernière, j'ai reçu la convocation pour vacciner Liam et Noah. Hier.
Le moment était venu de prendre une décision.
Evidemment c'était une décison à prendre à deux. Le Petit Chimiste préferait qu'ils soient vaccinés, mais il comprenait mes doutes et m'a promis de soutenir ma décision, quelle qu'elle soit. Vous trouvez pas qu'il est fort mon Petit Chimiste? Il joue le père qui soutient mes décisions, me valorise. En fait, il s'est débarassé de la question!
Avant Noël, j'aurais probablement dit non. Ils n'ont aucun antécédents de santé qui les rend particulièrement fragiles. Pas de grande prématurité, pas d'asthme, pas d'allergies. Et puis il y a eu leurs deux bronchiolites. Je me dis qu'ils ont peut être les poumons plus fragiles que ce que je croyais. Ils sont en collectivité et m'ont prouvé à plusieurs reprises qu'ils attrapent presque tout ce qui passe. Et puis en les vaccinant, je protège aussi les autres.
Alors hier, nous avons vacciné. Swine flu ne passera pas par nous.
Et vous, vous avez fait vacciner vos enfants, vous avez eu le choix? Et vous ferez vous vacciner quand on vous le proposera?
lundi 18 janvier 2010
La quête du Graal
Me voici de retour après un mois d'absence...
Tout d'abord bonne année à tous, je suis encore dans les temps!
Pour nous une année qui s'annonce sous le signe du changement et j'espère du mieux.
Comme mon dernier billet de 2009 le suggérait, j'ai beaucoup de mal à trouver un équilibre entre ma vie professionelle et ma vie personelle et en particulier, mon rôle de maman. Je sais bien que je ne suis pas la seule, preuve en est que la maman des pimousses postait la semaine dernière un billet dans la même veine.
Jusque là, j'avais l'impression de bien gérer, peut être m'étais je convaincue que je pouvais jouer sur tous les fronts et que tout le monde y trouvait son compte. Mais j'ai toujours cette boule dans le ventre, celle de toutes les working mums ... Je me sens coupable d'abandonner mes enfants tous les jours même si je sais qu'ils sont entre des mains extrèmement compétentes. Je suis jalouse des éducatrices qui passent presque plus de temps avec mes enfants que moi, en tout cas plus de quality time. Parce que le matin on se presse pour être à l'heure et le soir ils sont fatigués de leur journée, ce ne sont pas toujours des moments propices au jeu et à l'éveil. Les weekends sont trop courts, à peine le temps de se retourner et c'est déjà lundi. Je les vois grandir et se développer grace aux rapports quotidiens de leurs éducatrices et leur classeur rempli de photos. J'exagère un peu mais c'est parfois l'impression que j'ai. Nos 17 jours de vacances à quatre pendant les vacances de Noel m'ont fait un bien fou. L'impression de me reconnecter avec mes petits bouts, de profiter d'eux, d'avoir le temps de juste les regarder vivre... Liam nous a fait l'immense plaisir de faire ses premiers pas. Je sais que nous allons certainement rater ceux de Noah. J'ai demandé à la crèche de ne pas me le dire, histoire de préserver ce moment magique pour nous lorsqu'il fera ses premiers pas à la maison. Combien de premières fois vont ils encore vivre à la crèche et que nous allons rater ...?
Mais je ne peux pas, je ne veux pas être une maman au foyer. C'est très égoiste je sais. J'ai une longue liste de raisons pour laquelle je veux continuer à travailler (par où je commence?). Mais je voudrais le beurre et l'argent du beurre!
Alors on a réfléchi pendant les vacances mais il n'y a pas de solution miracle. Voici pour l'instant les changements que nous envisageons:
1 - Je voudrais travailler à temps partiel, un 80%. Les vendredis sont assez calmes au travail et de toutes façons, je ne suis pas irremplaçable. Ca me permettrait de passer de plus long weekends avec mes grumeaux. De m'avancer dans les tâches ménagères du weekend pour gagner un peu de family time le samedi et dimanche quand le Petit Chimiste est à la maison. J'espère aussi qu'un jour de repos supplémentaire à la maison leur permettra d'être moins fatigués et moins vulnérables à tous les microbes qui passent. Je voudrais aussi en profiter pour aller à des playgroups ou un twin group, pour rencontrer d'autres mamans, me sentir un peu moins isolée ...
2 - Nous allons déménager, pour nous rapprocher du travail du Petit Chimiste. Il sera donc plus à la maison, c'était tellement plus facile pendant les vacances quand nous étions un adulte pour un enfant! En contrepartie, les grumeaux et moi passeront plus de temps en voiture mais vu qu'ils s'endorment tout le temps en rentrant de la crèche, ils feront une sieste! Son nouveau travail lui permettra aussi de prendre plus de congés et des journées pour s'occuper de petits grumeaux malades. Ca évitera le désastre du mois de décembre où je les ai amenés à la crèche malades parce que je ne pouvais plus prendre de journées ...
3 - Nous avons aussi décidé de ranger notre fierté - "on peut tout faire tout seul sans aide" - et appeler au secours quand on ne peut plus gérer. Ceci a déjà été mis en place la semaine dernière. Noah a eu une otite et je ne pouvais pas déjà prendre une semaine de congés après 3 jours de reprise! Nous avons appelé leur Nana anglaise au secours. Elle a passé la semaine à la maison, chouchouté le malade... Alors d'accord c'était dur de partager ma maison avec ma belle mère une semaine. Mais je suis prête à sacrifier mon confort et un peu de ma sanité pour le bien être de mes grumeaux.
Voilà comme je le disais, pas de solution miracle. Mais des petits changements qui nous espérons devraient améliorer les choses pour notre famille.
Et vous, les autres working mums, vous négociez ça comment ...? Des suggestions? Et les mamans professionelles, vous en pensez quoi de cet éternel dilemne?
mercredi 2 décembre 2009
In case of emergency

Hier soir il nous est arrivé un mini drame.
J’étais toute seule à la maison avec les garçons. Petit Noah qui avait un coup de mou était dans mes bras, pendant que Liam était debout, appuyé contre un fauteuil, en train de jouer tranquillement avec un tableau musical posé sur le fauteuil. Un moment calme, paisible, avant d’aller prendre le bain. Tout d’un coup, pour une raison que je ne m’explique toujours pas, Liam a perdu l’équilibre et est parti à la renverse s’étaler contre le rebord de la cheminée. Comme dans les films, j’ai eu l’impression de vivre la scène au ralenti… Il s’est mis à hurler, je me suis précipitée pour le ramasser et réalisé qu’il saignait de la tête. Grand moment de panique, je respire, c’est moi la mère, faut que je garde mon calme. Respire, respire, respire. Pendant ce temps là, Noah pas trop content d’avoir eu son câlin interrompu se joint aux hurlements…Coup de bol, j’ai fait la remise à niveau de mon brevet de secourisme la semaine dernière et ils nous ont donné des compresses stériles. Je vais en chercher une et la tient contre la tête de Liam, Noah sur l’autre genou reprend son câlin, sans se rendre compte du drame. Ils arrêtent de pleurer mais je n’ose pas regarder sous la compresse. Ca saigne toujours. Que faire ? Partir aux urgences toute seule avec les deux, impossible… Appeler une ambulance… ? Finalement, ce n’était que quelques égratignures pas bien profondes qui devraient bien vite cicatriser.
Mais cela m’a fait réfléchir. Que faire en cas d’urgence ? Si Le Petit Chimiste est là, il peut en garder un pendant que j’amène l’autre aux urgences, mais avec les deux comment faire ? Si Liam s’était ouvert la tête profondément, il faut garder une pression sur la blessure, comment pourrais je les attacher tous les deux dans leurs sièges autos, les descendre à la voiture, conduire jusqu'à l’hôpital? J’aurais pu lui faire un bandage de fortune pour le trajet, mais une fois arrivée aux urgences, comment gérer les deux bébés ? Je ne connais personne ici qui aurait pu me garder Noah au pied levé. Appeler une ambulance, oui, mais si Liam avait du partir à l’hôpital, encore une fois, que faire du deuxième bébé ?
Ce n’est pas la première fois que je me rends compte que nous n’avons pas de plan B. Nous sommes le plan A, le seul et unique plan. Quand les bébés sont malades, je n’ai personne pour les garder, quand suis malade, je n’ai personne pour les garder, si la crèche est fermée, je n’ai personne pour les garder, si les bébés se blessent, je n’ai personne pour les garder...
De ce mini drame, j’ai retenu deux leçons.
Leçon 1 : il nous faut une pharmacie digne de ce nom et une trousse de secours avec compresses, bandages etc. Avec deux garçons qui vont bientôt marcher, courir, faire du vélo et grimper aux arbres, ca risque de devenir indispensable.
Leçon 2 : il nous faut mettre au point un plan B. Facile à dire …
Et vous, vous avez des plans B, des plans d'urgence? Vous avez déjà vécu une visite aux urgences avec deux enfants en bas âge?
mercredi 4 novembre 2009
Guilt trip
Après mon attaque de culpabilité vis à vis des prénoms des garçons dont je vous parlais la semaine dernière, je remets ça cette semaine. Ce blog devient un peu un substitut pour le divan du psy que je n'ai pas les moyens de me payer!
Ce coup ci, pas de mère indigne, mais plutôt fille indigne...
Profitant des vacances scolaires, ma maman est venue nous rendre visite cette semaine. Liam et Noah en ont bien profité, tout heureux d'avoir quelqu'un disponible 24h sur 24 pour jouer avec eux, les aider à marcher (l'obsession de Liam en ce moment, même s'il est à peu près aussi stable qu'un culbuto). Leurs parents aussi ont bien apprecié une paire de mains supplémentaire à la maison et une babysitter à qui ils font confiance à 100%. Quel bonheur le restau en tête à tête samedi soir et la grasse matinée dimanche jusqu'à 9h ... Les plaisirs trop rares qu'on apprécie d'autant plus.
Mais la grand mère est repartie aujourd'hui.
Ce matin, en disant aurevoir aux petis grumeaux, elle était en larmes. Et pas des petites larmes qu'on essuie au coin de l'oeil. Non, non, des grosses larmes, avec des sanglots et tout et tout. Comme à chaque fois.
Et à chaque fois, il me faut une semaine pour m'en remettre. Enorme culpabilité qui m'assaille. Remise en question des choix que j'ai fait. Vivre aussi loin de ma famille, les petits enfants de mes parents qui grandissent par correspondance. Je sais bien que l'on ne fait pas des enfants pour ses parents mais je me reproche de les empêcher de les voir assez souvent parce que jai choisi de vivre à l'étranger. J'ai grandi dans une famille très unie, je voyais mes grands parents maternels tous les jours et mes grands parents paternels tous les weekends. Je suppose que les garçons n'auront jamais la même relation avec leurs grand parents en les voyant si peu. On a beau vivre à l'ère de Skype et de la webcam, ce n'est pas la même chose. Mais que faire... rentrer en France n'est pas d'actualité... je laisse venir mes parents aussi souvent qu'ils veulent mais ce n'est qu'une semaine par ci par là quand les congés, les finances et la vie en général le permettent...
Et puis j'ai fait les comptes. Depuis la naissance des garçons, entre ses vacances en Ecosse et nos vacances en France, ma mère a passé 67 jours avec ses petits enfants. 67 jours entiers, jour et nuit, puisqu'elle reste chez nous, qu'elle dort dans leur chambre. Ca fait presque 1 jour sur 5. Je déculpabilise un peu.
Et vous, vous vivez près de vos parents? Vous gérez ça comment?
jeudi 2 juillet 2009
Fils unique
La collectivité, c'est bien pour apprendre les enfants à prêter, partager, échanger ...
Pour l'instant tout ce qu'ils ont partagé à la crèche c'est des microbes.
Je pensais qu'en commençant l'été on allait éviter les rhumes à répétition. Je me suis bien trompée. La semaine dernière c'était Noah qui nous a ramené un nez qui coule et cette semaine c'est Liam. Sauf que Liam ne fait pas les choses à moitié ... Coup de téléphone mardi midi, Liam a 39° de fièvre, refuse de boire son biberon et ne bouge plus ... Grosse panique, je lâche tout au boulot et je vais le chercher. Au passage que c'est bien d'être si près de la crèche! Bon finalement ce n'est qu'un virus, mais il a vraiment du mal à s'en remettre. Aujourd'hui j'ai décidé de le garder à la maison, il fait trop chaud, sa fièvre ne tombe pas et il a besoin de calme et de repos, ce qu'il n'a pas à la crèche.
Et donc ce matin, j'ai eu mon dilemme de la maman de jumeaux ... Est ce que j'amène Noah à la crèche quand même ...? J'ai hésité, appelé la crèche, puis une copine pour leur demander leur avis, je me suis même tournée vers un forum de maman de jumeaux... Pour finir, j'ai amené Noah à la crèche à 10h et j'irais le chercher à 16h. Une plus petit journée que d'habitude mais ça me permet de me concentrer sur Liam qui a besoin de beaucoup d'attention - il est en train de se déshydrater en refusant ses biberons et il faut que je le force à boire sans arrêt - et je peux dormir quand il dort parce que je n'ai pas beaucoup dormi ces dernières nuits. Et ça c'est pas possible si j'ai les deux ... Je crois que Noah aime bien son indépendance car apparemment il était tout content mardi après midi quand je l'ai laissé pour amener Liam chez le docteur et ce matin il était tout excité quand je l'ai déposé!
Ca fait drôle de n'avoir qu'un bébé à la maison, je n'arrête pas de chercher Noah des yeux et puis je me rappelle qu'il n'est pas là... mais c'est tellement plus facile !

