La semaine dernière, nous fêtions l’anniversaire du Petit Chimiste. Comme je ne me suis pas encore décidée à chercher une baby sitter, nous avons fêté ça en tête à tête à la maison. J’ai cuisiné un bon petit repas (ce qui en soit est une special occasion puisque c’est toujours Monsieur qui cuisine chez nous), nous avons débouché une bonne bouteille de vin, éteint la télé et profité de notre soirée.
Au cours de la conversation, nous sommes revenus un an en arrière, essayant de se remémorer ce que nous avions fait pour son anniversaire l’année dernière. Certainement rien d’exceptionnel avec deux petits grumeaux de 8 semaines, probablement un repas maison aussi, sauf que cette année, nous avons pu savourer une coupe de champagne après le dessert alors que l’année dernière, on donnait certainement des biberons… mais ni l’un ni l’autre n’avons réussi à nous rappeler précisément cette soirée. En fait, nous avons réalisé pendant les vacances de Noël que nous ne nous rappelions pas grand-chose des premières semaines a la maison, du moins pas en détail… une espèce de brouillard entoure cette période de notre vie.
Pourtant après avoir ramené nos bébés à la maison, la vie a continué, la Terre a continué de tourner. Il y a eu mon anniversaire, Noël, l’anniversaire du Petit Chimiste et nous avons bien sûr fêté tout ça, un petit peu complètement en pilotage automatique. Parfois j’ai l’impression que ces semaines sont passées incroyablement vite et pourtant à l’époque les journées ne semblaient jamais finir, têtées après tétées, couches après couches, lessives après lessives, les jours et les nuits qui se suivaient et se ressemblaient, même gestes répétés tous les jours, et puis la fatigue, le manque de sommeil si cruel et la raison pour laquelle mes souvenirs sont tellement flous.
Heureusement j’ai des tonnes de photos de ces premières semaines, une sorte de documentaire en image, un support à ma mémoire qui flanche. J’ai aussi quelques articles de blogs, beaucoup d’emails envoyés à la famille. Et puis en reparlant souvent de ces premières semaines avec le Petit Chimiste, des anecdotes remontent à la surface, des moments drôles, des moments d’émotion et aussi des moments où on a cru péter les plombs et auquel on repense maintenant avec un sourire (comme le jour où j’ai fait fondre 4 biberons et un stérilisateur dans le micro ondes parce que, tellement épuisée, j’avais oublié d’y mettre de l’eau …).
Il est bien sûr impossible de se rappeler chaque minute mais ces anecdotes deviendront nos souvenirs, des histoires que nous raconterons aux garçons quand ils grandiront et qui deviendront l’histoire de notre famille tout comme les anecdotes de mon enfance que j’ai entendues des milliers de fois …
Les premieres semaines de ma vie (et de mon jumeau) ne nous ont pas ete racontees par mes parents mais par leurs amis, par anecdotes egalement et notamment une tres importante et qui montrait bien le chaos qui regnait: l'evier etait tellement plein que mes parents n'avaient plus rien et lavait quand ils avaient besoin seulement. C'etait leurs amis qui, quand ils passaient les voir, leur donnaient un coup de main et se mettaient a la vaisselle! :)
RépondreSupprimerAh ah! Quelle anecdote!
RépondreSupprimerC'est agréable de voir qu'on finit par relativiser tout ça en oubliant.
Déjà, ici, on a oublié les semaines où ça pleurait tous les soirs de 18h à 22h. Où j'allaitais aux heures. J'ai hâte d'avoir oublié cette époque où on me réveille aux 3-4 heures la nuit! (Elles ont 7 mois, c'est ma faute si je ne mets pas mon pied à terre pour les faire entrer dans le rang!)
Tash - ils étaient drolement sympas les copains de tes parents!
RépondreSupprimerQuoi que j'ai une copine qui se rappelle encore d'une de ses visites... Elle était supposée passer 5 minutes pour un thé et un biscuit quand les petits avaient 3 semaines, elle est restée 3 heures à bercer Liam qui était inconsolable pendant que j'essayais de faire téter Noah et de l'endormir! Je n'ai même pas eu le temps de lui offrir une tasse de thé et elle a raté une séance de ciné parce qu'elle ne voulait pas me laisser. Malgré tout ça, c'est toujours ma copine :)
Caroline - oui on oublie tout le pire et on ne se rappelle que du meilleur!
Bon courage pour les nuits difficiles. C'est dur si elles sont enrhumées... mais si tu as commencé la diversification alimentaire, elle ne devraient plus avoir si faim la nuit non? Quoique Liam a mis bien du temps avant de faire ses nuits même s'il n'avait pas faim... Courage!
Merci, Pépette. Le rhume est parti hier, enfin, et vive les suppositoires. :) Il y en a une qui fait ses nuits le plus souvent, et l'autre semble avoir besoin de réconfort une ou deux fois par nuit... On va sans doute y aller du 5-10-15 ce week-end pour la "dompter", la pauvre.
RépondreSupprimerBonne nouvelle pour le rhume!
RépondreSupprimerEt bon courage pour le 5-10-15, on a du faire ça avec Liam mais en 2 nuits c'était réglé. C'est dur de les laisser pleurer, mais il faut ce qu'il faut!