
Petit changement à la ligne éditoriale aujourd’hui…
J’avais décidé de ne pas en parler parce que je me mets en colère et ma tension monte. Mais comme vous le savez, le Petit Chimiste n’est pas là et il faut que je lâche du lest.
Hier la Grande Bretagne a voté. Moi non. Une des contradictions de l’Europe. J’ai le droit de vivre ici, de travailler, j’ai le droit de payer mes impôts et toutes les taxes cachées, je peux bénéficier d’un système de santé généreux (même s’il est beaucoup critiqué) et envoyer mes enfants à l’école publique (dans quelques années), je contribue au système de retraite et je reçois des allocations familiales et des crédits d’impôts. Mais je n’ai pas le droit de donner mon opinion sur les décisions que le gouvernement prend pour moi, pour mes enfants, pour notre futur; je n’ai pas le droit de choisir mon représentant au Parlement.
Par contre j’ai toujours le droit de voter en France. Un droit de vote qui ne me sert pas à grand-chose. Bien sûr je m’intéresse à la politique française dans la mesure où ma famille et mes amis sont concernés mais je ne vis plus en France depuis 10 ans. Je ne sais pas si j’y retournerai un jour. Je vote toujours, par procuration, mais j’en vois de moins en moins l’intérêt. Je serais prête à renoncer à mon droit de vote en France pour avoir le droit de vote ici. Mais nos élus à Bruxelles ne partagent pas mon avis.
J’ai quand même suivi la campagne avec beaucoup d’intérêt. Même si les candidats ne sont pas des plus charismatiques, j’ai trouvé la campagne fascinante, pleine de rebondissements et tellement serrée. Depuis hier soir, je suis les résultats, circonscription par circonscription. Je suis soulagée de voir que l’Ecosse a résisté à la vague bleue. Je ne suis pas surprise de voir qu’aucun parti n’a obtenu la majorité absolue. Je me demande si Gordon va réussir à rassembler une coalition pour former un gouvernement. Mais surtout je suis déçue de n’être qu’une spectatrice de ces élections historiques.



