jeudi 15 octobre 2009
La question à 1000 euros
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Réponse: deux bébés avec une gastro...
Je ne voulais pas y croire hier matin mais ça y est la saison des gastros est ouverte et nous avons mis la première gommette sur notre carte de fidélité. Maintenant qui c'est qui parie que la machine à laver va tomber en panne?
Edit, une semaine plus tard: on a survécu à la première gastro qui a quand même duré 5 jours! Et les parents trop forts ont réussi à y échapper. On doit avoir des systèmes immunitaires en béton armé ou alors on a abusé du Dettol!
lundi 12 octobre 2009
Mes indispensables – Part 2 Balançoires de porte
J’en parlais il ya quelques temps dans un commentaire sur Coup Double, le blog d’Audrey. Un de mes autres indispensables. Donc à sa demande, voilà mon billet balançoire avec photos à l’appui.
Les balançoires de porte ont été un de nos meilleurs investissements vu le temps que les garçons y ont passé! Quand ils ont eu 5 mois, les grumeaux ont commencé à vouloir être debout tout le temps. Très bien pour le développement de leur motricité mais frustrant pour eux puisque je ne pouvais en tenir qu’un debout à la fois, et puis un peu fatiguant et prenant pour moi. Je ne voulais pas de youpala (pas la place pour deux !) et puis à 5 mois, je les trouvais encore un peu petits (rappelez vous, mes grumeaux c’est des crevettes !). Et puis nous avons découvert la balançoire de porte. La ré-vé-la-tion.
Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un harnais suspendu à un support en forme de cintre avec un ressort. Le tout s’accroche au chambranle de la porte grâce à une grosse pince en métal. Ici ça s’appelle des doors bouncers et en France, je crois que c’est balançoire de bébé ou sauteur bébé, mais je pense que c’est beaucoup moins répandu.
Au début on en a acheté une, juste pour tester le terrain. Quelle rigolade ! Noah a essayé d’abord. Le sourire sur son visage, l’indépendance, plus besoin d’être tenu par maman. Il a compris le coup tout de suite et en quelques secondes, il nous faisait des bonds de kangourou avec un sourire extatique sur les lèvres! Liam lui a pris quelques minutes pour absorber ce nouveau jouet mais très vite, il rebondissait aussi comme un fou. L’évidence s’est imposée, il nous en fallait deux.
Note à Noah:
c'est beaucoup plus difficile de rebondir avec les chaussures de Papa aux pieds!
Maintenant qu'ils se déplacent, ils préfèrent explorer et mettre le bazar dans l'appart mais pendant 5 mois, qu'est ce qu'ils ont été contents de se balancer sous une porte!
mercredi 7 octobre 2009
Rencontre forcée
Ce weekend, nous sommes allés, les grumeaux, leur papa et leur Nana, faire notre sacro sainte visite dominicale aux balançoires (il y en a c’est l’église, nous c’est les parcs).
En l’espace d’une demi-heure, nous avons croisé pas moins de 3 autres paires de jumeaux. Quand on nous dit qu’il y en a de plus en plus !
D’ordinaire, je me contente d’un sourire de connivence avec les autres mamans, un sourire partagé qui en dit long, un sourire par lequel on comprend toute la fatigue, le travail que sont des jumeaux, mais aussi un sourire qui dit ‘qu’est ce qu’on en a de la chance’. Enfin, en général, je ne m’arrête pas. Sauf que là, on était avec la grand-mère d’Angleterre…
‘Oh c’est des jumeaux ? Nous aussi, on a des jumeaux…’ *
Elle aurait du être commissaire de police dans une autre vie. Elle leur a fait l’interrogatoire en règle, celui que tous les parents de jumeaux connaissent par cœur … oui, oui c’est des jumeaux … non, non, il n’y en a pas dans la famille… oui, oui, c’est du travail … oui, oui ils étaient un peu prématurés … et le poids de naissance … et l’accouchement … et les prénoms... Ca n’en finissait pas, la mémé qui te tient la jambe alors que tu essaies de t’en débarrasser… Qu’est ce que j’ai eu honte.
Heureusement, c’était dimanche, les parents étaient d’humeur joyeuse et détendue et ils se sont prêtés à l’interrogatoire avec beaucoup de patience et de gentillesse. J’ai même discuté un peu avec l’une des mamans qui avaient deux petits garçons de 5 mois. Elle était contente de voir qu’il y a effectivement de la lumière au bout du tunnel et je me suis dit que peut être, c’était pas une si mauvaise idée que ça d’accoster les autres parents de jumeaux …
Vous faites quoi vous quand vous croisez des parents de multiples?
*J’ai adoré son usage du ‘nous’. Elle les voit moins souvent que ma mère qui vit en France et ne s’est jamais levée au milieu de la nuit quand ils pleurent. Mais c’est ‘ses’ jumeaux aussi, passons ….
mardi 6 octobre 2009
Renier ses principes - Part Five, les couches lavables
Pour moi c’était une évidence, il était hors de question d’utiliser des couches jetables. Malgré ce que m’en disait ma mère qui se rappelle encore le lavage des langes à la main pour faire partir les taches irréductibles, je ne voulais pas utiliser de couches jetables. Sachant qu’un enfant utilise pas loin de 5000 couches entre sa naissance et la propreté, soit 35 m3 de plastique qui met des centaines d’années à disparaître (l’équivalent d’une pièce de taille moyenne pour vous donner une idée), la petite écolo en moi avait tranché. Le Petit Chimiste voyait plutôt l’avantage financier des couches lavables puisqu’une fois l’investissement de départ, il n’y a en théorie plus grand-chose à débourser.
Et puis nous avons eu le choc des jumeaux. Ca a tout remis en cause.
On m’a tellement dit que les jumeaux ça prenait tellement de temps, que je n’aurais même pas le temps de prendre une douche les premiers jours, je me suis demandée comment j’allais trouver le temps de mettre en route des machines supplémentaires pour laver 100 couches par semaine (au bas mot). Et les étendre. Et les plier.
Bien sur il y a l’option d’utiliser un service de lavage de couches qui collecte les couches et vous les ramène toutes propres et toutes pliées. Mais mon argument environnemental en prendrait un coup… grosses machines industrielles, produits chimiques pour que les couches sentent bon, sèchent plus vite et se plient mieux et bien sur l’essence pour venir collecter les couches. Et mes 100 couches, j’en fais quoi en attendant qu’ils me les collectent ? Il aurait aussi fallu en acheter tellement pour assurer un roulement !
Je sais que c’est possible pourtant, j’ai lu des blogs de maman de jumeaux voire même de triplés qui le font. Des super mamans. Pas comme moi.
Et en plus maintenant, ils vont à la crèche, où ils n’acceptent pas les couches lavables.
Alors on achète des couches jetables. On culpabilise à chaque fois qu’on sort une poubelle de couches. On se rattrape en recyclant autant que possible tout le reste, on composte, on achète d’occasion… Et comme l’allaitement, je me donnerai une deuxième chance pour les couches lavables au prochain !
dimanche 27 septembre 2009
Good morning!
6h : le réveil sonne. Il y a des jours, le réveil s’appelle Noah, d’autres, c’est Liam. On ne met jamais le réveil, ils ne s’oublient jamais.
6h05 : on a tapé ‘snooze’ mais ça marche pas et en général un deuxième réveil s’est mis en route. Le Petit Chimiste se lève et va dans la chambre des grumeaux
6h15 : Je ne suis pas du matin et je m’extraie à peine de sous la couette. Après tout, c'est moi qui suit on dummy duty toute la nuit, alors j'ai droit à 10 minutes de plus! Je vais dans la chambre des grumeaux faire une tournée de bisous et de câlins. Si ils trainent trop à finir leur biberons, on les met dans les transats.
6h30 : Je prépare petit déjeuner, thé et café. Puis, on prend notre petit déjeuner en regardant BBC Breakfast. Les grumeaux trainent souvent encore en turbulette, soit avec nous sur le canapé, soit ils jouent sagement sur le tapis. Tout le monde se réveille tranquillement.
Des garçons et leurs télécommandes, bien sûr...
Ces derniers temps, ils ont pris l'habitude de nous supplier pour des morceaux de tartines, on dirait des petits vautours!
Et qu'est ce qu'ils sont contents quand on partage avec eux!7h : Le Petit Chimiste part travailler, en me rappelant que mon sandwich (qu’il me prépare tous les matins) est sur le comptoir de la cuisine.
7h à 7h45 : Je change les couches, on s’habille, se coiffe, se maquille (pick and mix options qui ne s’appliquent pas nécessairement à tous les membres de la famille). Je finis de préparer leur sac: biberons, habits de rechange, tétines. Un paquet de lingettes le lundi. Un paquet de couches le mercredi.
7h50 : J’embarque les grumeaux dans leurs sièges autos.
Prêts à partir!
7h55 : Je finis de m’habiller. Toujours à la dernière minute pour éviter que les grumeaux ne me crachouillent dessus avant de partir. Une fois dans leurs sièges autos, le risque est quand même sérieusement minimisé, même s’il n’est pas complètement nul.
8h : tout le monde embarqué, attaché dans la voiture. 60 comptines et formulettes pour crèche dans le lecteur de CD (ils travaillent leur français!). En route pour la crèche!
Le weekend, c'est beaucoup plus relax! Le réveil sonne à la même heure mais on va les chercher et ils boivent leurs biberons dans notre lit. Après c'est séance câlins et/ou chatouilles ! Et après si on a de la chance ils se rendorment et nous aussi. Mais ça c'est très rare ...
Teeth count
Noah: 3 dents, 2 en bas, 1 en haut
Liam: 2 dents, en bas
Vendredi 25 septembre - 10 mois + 2 jours
Noah: 5 dents, 2 en bas, 3 en haut
Liam: 4 dents, 2 en haut, 2 en bas
Et oui, en l'espace de 48 heures, ils nous ont sortis 4 dents, comme ça l'air de rien. Et même pas de pleurs ou de nuit blanche. On a même failli ne pas s'en rendre compte. Champions!
mardi 22 septembre 2009
Renier ses principes – Part Four, le controlled crying ou la méthode 5/10/15
L’autre jour, je vous annonçais fièrement que Liam faisait enfin ses nuits. Contrairement à Noah pour qui ça c’était fait tout seul, avec Liam, il a fallu que l’on y travaille. Voici notre histoire et comment encore une fois je suis revenue sur mes principes.
Depuis l’âge de 5 mois, Liam ne tète plus la nuit – ca n’a pas été sans mal ça aussi, mais c’est une autre histoire pour un autre jour. Donc a priori il aurait du dormir sans interruption jusqu’au petit matin. A priori… Il a eu des périodes où il dormait bien, mais après nos vacances en France, c’était devenu l’enfer.
Pendant les vacances, il se réveillait plusieurs fois par nuit. Je lui trouvais des excuses. Il fait trop chaud, il a soif, il est dans un lit qu’il connaît pas, etc, etc… Pour ne pas réveiller toute la maison, je le prenais dans mon lit. Après tout, son papa n’était pas là, y avait de la place et puis pas besoin d’aller travailler le lendemain, possibilité de trainer au lit grâce à super mamie qui assurait le quart du matin. Oh il était content le père Liam de dormir de nouveau avec sa maman ! Sauf qu’en rentrant à Glasgow, ça lui a fait tout drôle de se retrouver dans son lit… Alors il a continué à se réveiller pour son câlin de la nuit. Pas bête la guêpe.
J’ai essayé de le sevrer, en le prenant un peu moins longtemps dans mes bras, en le laissant dans son lit et lui tenant la main, en lui chantant des berceuses… méthode douce. Dès que je le reposais dans son lit ou que je lui lâchais la main, il se réveillait et se mettait à hurler. Ca pouvait prendre plus de deux heures pour le rendormir. L’horreur. Ca a duré deux semaines. Le jour où j’ai failli m’endormir pendant ma pause déjeuner, j’ai décidé que enough is enough, on allait prendre des mesures.
C’est là que j’ai renoncé à mes principes et décider d’essayer le controlled crying, aussi appelé méthode 5/10/15 chez les francophones.
Le principe, c’est de laisser le bébé pleurer pour lui « apprendre » à se consoler et se rendormir tout seul.
Première réaction (la mienne quand j’ai entendu parler de la méthode) : Oh là là, mais c’est cruel cette affaire. Le pauvre bébé il a besoin d’amour, de réconfort. Il a besoin de savoir qu’il n’est pas abandonné et que ses parents sont là pour lui, même quand il essaie de dormir. Ca va le traumatiser de hurler tout seul comme ca dans son petit lit. Non vraiment, jamais oh grand jamais je ne torturerai ainsi mon petit amour.
Sauf que le petit amour, c’était devenu un petit monstre fourbe qui empêchait sa mère de dormir, toutes les nuits, pendant des heures. Alors le petit amour, il était temps de le remettre dans le droit chemin.
Première nuit, il s’endort à 19h comme tous les soirs. A 3h, il commence à pleurer, je vais le voir pour m’assurer qu’il n’a pas de problème. Non, c’est le coup de d’habitude. « Liam, c’est la nuit, Noah et Papa dorment, et Maman va dormir aussi, rendors toi ». Et je referme la porte. Hurlements. Hurlements. Hurlements. Je suis dans mon lit avec un coussin sur la tête. Je me déteste. Il me déteste. Pourquoi elle revient pas, il se demande le pauvre bonhomme. 5 longues minutes. J’y retourne. « Liam, c’est la nuit, bla bla bla ». Hurlements. Hurlements. Hurlements. Je retourne au lit, le Petit Chimiste est réveillé, on est allongés dans le noir, main dans la main. C’est long 10 minutes quand ton bébé hurle dans la pièce d’à côté. Mais on a commencé il faut continuer. On a tenu, 10 minutes, puis 15, puis trois fois 20. Oui, pour les forts en maths, ca fait une heure et demie. Une LONGUE heure et demie. Et puis, il s’est rendormi jusqu'à 7 heures sans un bruit.
Deuxième nuit. Même scénario. Premières 5 minutes, hurlements. Puis les dix minutes qui ont suivies, il pleurait mais doucement et par intermittence et il commençait à se calmer tout seul. Je n’ai même pas eu besoin d’y retourner après 15 minutes.
Troisième nuit. Il se réveille, je me lève pour aller voir si tout allait bien. Tétine perdue. Je lui remets. Il se rendort illico.
Quatrième nuit. Pas un bruit.
Et depuis, il dort de 19h à 6h du matin.
Ca a été une des expériences les plus désagréables de ma carrière de maman. Bien pire que le mouche bébé. Mais je suis persuadée que la fin en justifiait les moyens.
ATTENTION: ne pas utiliser la méthode avant d'étre absolument sure que votre bébé n'a pas soif ou faim et qu'il n'a mal nulle part, etc. En général, une maman est capable de différiencer les pleurs de son bébé. Ne pas utiliser avant au moins 6 mois, avant c'est vraiment cruel (mon opnion!). Et lorsque votre bébé traverse la fameuse période d'angoisse de la séparation, adapter la méthode pour prendre ça en compte. Il y a plein de conseils et de sites et forums de support sur t'internet!