lundi 18 octobre 2010

Tatie gaga



Pendant ma grossesse, je m’étais convaincue que j’aurais au moins une fille.

Ma sœur et la sœur du Petit Chimiste avaient toutes les deux rêvées que j’aurais des jumelles (avant même de savoir que nous allions avoir deux bébés !). Ma grand-mère et ma mère sont très fortes pour faire des filles. Mes copines ne « me voyaient pas » avec deux garçons. Quand je jouais à la poupée avec ma sœur, nous n’avions que des filles. Jamais des garçons. Les garçons ça sent mauvais et ça tire les cheveux. J’étais tellement sure d’avoir une fille que j’avais laissé ma sœur m’acheter des tout petits bodys en rose. Par sécurité, elle avait quand même pris des jaunes et des bleus. Et mes collègues quand ils ont appris que j’aurais des faux jumeaux se sont mis en tête que ce serait obligatoirement un garçon et une fille.

Dans tout ça, pas un seul argument scientifique, pas une seule preuve tangible. Pour une scientifique, ce n’est pas très cartésien comme attitude. Mettez ça sur le compte des hormones!

Le jour de leur naissance, Liam est arrivé en premier. Un garçon. Très bien.
Et puis il a fallu continuer à pousser pour le deuxième. Pour la fille. Qui s’est avéré être un petit Noah.
Je n’ai pas été déçue. J’étais tellement contente qu’ils soient enfin là, avec nous, en bonne santé. Fière d’avoir fait des enfants si parfaits. Et leur papa était tellement ravi d’avoir deux fils, c’est contagieux ces sentiments…
Mais inconsciemment, cela m’a pris plus longtemps à m’adapter. Pendant des semaines, je disais elle en parlant de Noah. J’ai gardé les bodys roses dans un tiroir. Puis petit à petit, j’ai accepté et maintenant je n’arrive pas à imaginer ce que serait notre vie avec une petite fille.

Mais ce serait mentir que de dire que je ne rêve pas d’avoir un jour une fille.
Pas forcément pour avoir une poupée à habiller de robes roses à dentelle, mais surtout pour la relation mère-fille.
Je ne veux pas tomber dans les stéréotypes mais je sais bien qu’en grandissant, mes garçons auront plus d’affinités avec leur père. Jouer au ballon dans le jardin, bâtir des châteaux de sable, patauger dans les flaques, je peux faire. Mais leur père le fera toujours mieux que moi. Les amener voir des match de foot ou de rugby le weekend, regarder le Grand Prix ou la Ryder Cup, descendre des pintes au pub quand ils auront l’âge, ils feront ça avec leur père. En revanche s’ils veulent regarder Masterchef ou les rediffusions de Friends, je me porte volontaire, mais j’ai comme un doute …

J’aimerais avoir une fille avec qui partager des « moments de fille » comme j’ai pu vivre avec ma mère, mes grand mères et mes sœurs. Les premiers cours de danse comme le décrivait Madame Pimousse. Les ateliers cuisine avec Maman. Apprendre à tricoter avec Mamie. Les petits restos le weekend pendant que mon frère allait voir un rallye avec mon père. Les premiers amours et les premières déceptions. Les films à la guimauve. Nos heures passées au téléphone. Nos expéditions en ville quand on est toutes à la maison ou nos après midi passés sur la terrasse à jacasser.

Peut être que je n’aurais jamais de fille. Mais j’ai maintenant une nièce. Une fille par procuration presque. Attention, Tatie gaga, c’est moi !

Elle est pas belle avec son bonnet et ses chaussons?

mardi 12 octobre 2010

En vacances

Demain je m'envole pour la Normandie pour aller rencontrer ma petite nièce arrivée tout récemment. Et je pars toute seule! La mamie anglaise des garçons est ici pour les garder. Bien sûr j'appréhende un peu de les laisser, mais quand j'avais du partir précipitamment en juillet, tout s'était bien passé. Cette fois, les circonstances sont beaucoup plus heureuses et j'ai bien l'intention de profiter de mon mini break. Au menu, pouponnage, bavradage et tricotage!

Et dans ma valise, un petit cadeau fait maison pour la belle Flavie...



Modèles de Ravelry: Aviatrix baby hat et Saartje's Bootees

lundi 11 octobre 2010

Supermarket


Il est très rare que je fasse les courses. Soit on les fait sur internet, soit c’est le Petit Chimiste qui s’y colle. Puisque c’est lui qui est responsable de l’alimentation des troupes, c’est logique que ce soit aussi lui qui s’occupe du ravitaillement. Mais cela m’arrive parfois de devoir faire un passage express au supermarché avec mes deux loulous. Et c’est là que je suis contente de vivre de ce coté de la Manche parce qu’ils sont drôlement forts pour nous faciliter la vie dans les supermarchés British avec les caddies deux places.


Il y a la version nouveau né, avec deux sièges moulés allongés. Super pratique quand ils sont tout petits et qu’évidemment on ne peut pas mettre les deux cosys dans le chariot ! Je rajoutais une couverture sous eux pour que ce soit plus confortable et hop, les courses tranquille.






Et puis il y a la version plus grand avec les deux petits sièges côte à côte. Les garçons a-do-rent! Le seul inconvénient c’est qu’ils sont drôlement près des étals de chocolat et de bonbons à la caisse et je les ai surpris en flagrant délit de vol à l’étalage !




Evidemment on se fait arrêter aussi souvent qu’avec une poussette double mais c’est quand même plus simple qu’empiler toutes les courses en équilibre précaire sur les cosys ou la poussette.

Et comme ils pensent à tout, il y a même le caddie intermédiaire avec deux petits sièges, un allongé et un assis pour ceux qui ont un grand et un petit.



En revanche ne me demandez pas comment font les parents de trois enfants…

PS - Excusez moi pour la piètre qualité de mes photos, je les ai prises avec mon téléphone, un soir juste avant la fermeture en essayant de ne pas passer pour une folle !


vendredi 8 octobre 2010

Mi-am

Depuis quelques mois maintenant, les garçons maitrisent un vocabulaire de plus en plus étendu, un mélange de français et d'anglais et certains mots qu'il n'y a qu'eux et moi qui comprennent !
Leur plus grand obstacle c'est qu'ils ne maitrisent pas encore tous les sons et plus notablement le 'L' est encore absent de leur registre. Ils boivent du 'mik' (milk) et on allume une 'white' (light) quand il fait noir. Ils parlent souvent de leur copain 'Ayex' (Alex), nous accueillent le matin en disant 'Heyo' (hello) et Liam aime beaucoup ses duplos 'yeyow' (yellow). Mais surtout quand on s'appelle Liam, c'est un peu embêtant de ne pas savoir prononcer les L!


Noah a pris le parti d'ignorer son frère - il se contente d'un 'ka' (qui veut dire 'c'est quoi' ou ça) si on lui demande où est Liam ou comment s'appelle son frère. J'essaie de ne pas trop donner trop d'importance à ce refus de nommer son frère alors qu'il est capable de dire le prénom de tous les enfants de la crèche... Liam lui, ne voulant pas rester anonyme a choisi d'adapter son prénom et s'est rebaptisé 'Mi-am' (en deux syllabes).


Le plus drole c'est qu'ils me disent miam miam quand ils veulent manger, et donc tous les soirs Liam me répète en boucle : "Mi-am, miam, miam". Priceless !

mardi 5 octobre 2010

French manucure

Je crois que tous les nouveaux parents ont eu ce petit moment d'angoisse, le jour où ils découvrent que leur petit chérubin tout just sorti de la maternité en est train de se transformer en Edward aux mains d'argent. Ces ongles si petits mais qui poussent si vite. A la maternité, on ne m'avait pas montré comment leur donner le bain ou prendre soin de leur cordon, alors bien évidemment, on ne m'avait pas montré comment leur couper les ongles. Des mains minuscules, des bébés aux mouvements incontrolés et un coupe ongle si petit qu'on l'aurait cru sorti d'une maison de poupée, je ne savais pas comment m'y prendre... Une copine m'avait dit d'attendre qu'ils dorment. Bonne idée sauf que mes deux crevettes dormaient tout emmailloté, limitant sévèrement l'accès à leurs extrémités! La première fois je tremblais tellement que c'est le Petit Chimiste qui s'y est collé. Il a coupé Noah un tout petit peu, à peine une minuscule goutte de sang. Noah n'a rien dit et moi j'ai pleuré (circonstances atténuantes, je dormais maximum 3h par nuit à l'époque, j'étais un peu à fleur de peau!). Maintenant évidemment je suis championne olympique de la manucure/pédicure, une fois par semaine, 20 doigts, 20 orteils, ça ne prend pas plus de 5 minutes.

Mais j'ai maintenant un nouveau challenge, une nouvelle discipline à ajouter à mes prétentions olympiques.
Vous vous rappelez la mycose des garçons? J'ai enfin vu la dermato de l'hopital qui m'a donné un traitement. Du vernis à appliquer 3 fois par semaine. Ca parait simple mais détrompez vous.
Le protocole est le suivant:
- enlever la couche de vernis appliquée la fois précédente à l'aide d'une petite lingette imbibée de dissolvant
- limer la surface des ongles pour maximiser l'absorption du produit traitant
- re-nettoyer les ongles avec la petite lingette
- appliquer le vernis
- attendre que le vernis sèche pendant trois minutes sans bouger (sérieusement, TROIS MINUTES SANS BOUGER, des enfants de 22 mois, autant vous dire que j'ai décidé d'un commun accord avec moi même que le vernis sécherait beaucoup plus vite si ils couraient partout dans la salle de bains).

Je n'ai pas fini de passer la lingette sur le premier orteil que ma victime commence déjà à se tortiller dans tous les sens en hurlant "NON MONI, NOOOOON". C'est un miracle si j'arrive à finir la première étape en une seule fois... Hier soir ça m'a pris pas loin d'un quart d'heure pour une dizaine d'ongles (heureusement, ils ne sont pas tous affectés). Je sais que je vais trouver un moyen de les faire tenir en place et je sais que bientot je serais rodée. Il va bien falloir, sur la notice, j'ai lu hier soir: le traitement peut durer entre 6 et 12 mois avant guérison complète... Je ferais bien de m'entrainer.

dimanche 3 octobre 2010

Père au foyer (le temps d'un weekend)

Comme vous le savez, je travaille ce weekend. Dans mon usine, que des hommes, je suis la seule femme. Hier, ils m’ont tous demandé ce que j’avais fait de mes enfants (presque indignés de voir au travail une mère indigne qui abandonne ses enfants à la maison …). Je leur ai rappelé qu’ils avaient un père et qu’il était parfaitement capable de s’en occuper toute la journée. Hum hum…

Quand mon patron m’a demandé si je pourrais travailler ce weekend et le dernier week end d’octobre, j’ai accepté avec beaucoup d’appréhension et une pointe d’excitation. D’appréhension puisque jusque là le Petit Chimiste n’avait jamais gardé les garçons en solo une journée entière. Une soirée une fois endormis, une après midi au parc, oui mais une journée entière avec repas et sieste, non. Et puis une pointe d’excitation pour qu’il se rende compte enfin ce que c’est d’être responsable à 100%, de gérer la logistique, de penser aux milliers de petites choses toute la journée qui font que tout se passe bien et surtout ce que c’est que de passer la grande majorité de la journée en tête à tête avec deux nains. Parce que tous les dimanches de début mars jusqu’à fin octobre, le Petit Chimiste va faire du planeur. Ca ne me dérange pas plus que ça cette année mais l’année dernière quand ils étaient encore petits et les journées parfois encore difficiles, j’étais très jalouse de cette journée de répit où il n’était pas soumis au régime de nos deux apprentis dictateurs. Pleine de ressentiment, il me retrouvait très souvent de très mauvaise humeur en rentrant le dimanche soir! Alors deux jours en tête à tête avec ses garçons, j’avais hâte de voir comment il allait vivre ça.

Hier matin en partant, j’ai laissé une liste de recommandations. J’ai appelé 4 fois dans la journée. Evidemment ils étaient tous en vie, les petits mousses étaient habillés, changés, ils ont mangé et fait la sieste. Quand je suis rentrée, la maison était vide (ils étaient au parc) et on aurait dit qu’on avait été cambriolé. J’exagère à peine : dans la cuisine, toute la vaisselle de la journée dans l’évier, la machine à laver retournée avec de l’eau et des empreintes de pieds partout, les poubelles qui débordaient et la bouteille de lait sur le comptoir. Dans le salon, des jouets éparpillés, les restes du repas de midi sur la table et des miettes partout. Dans leur chambre, des couches souillées à coté du tapis à langer, les pyjamas sales en boule dans les lits. Dans notre chambre, des vêtements que j’avais repassés la veille roulés en boule dans le panier de linge sale et une lessive pas étendue. Prévisible. Parce que si je suis capable de faire tourner la maison ET m’occuper des enfants en même temps, je savais bien que pour mon Petit Chimiste, c’était un challenge de trop. Il a d’autres talents mais ce n’est pas un homme d’intérieur. Je dois pourtant lui rendre justice, il avait fait les courses et il a réparé la machine à laver. Mais il a reconnu que c’était très difficile de faire la moindre chose quand les garçons étaient dans les parages et il était choqué de se sentir tellement accaparé. Bingo.


Ce matin je suis partie travailler en regrettant de ne pas pouvoir passer la journée avec les trois hommes de la maison, mais avec la certitude qu’ils prendraient bien soin les uns des autres et que le Petit Chimiste se rendait enfin compte de la réalité du quotidien. Et oui, avoir des enfants, ce n’est pas seulement longues balades au parc et batailles de chatouille sur le lit...



Le Petit Chimiste, un grand enfant qui refuse de grandir...

vendredi 1 octobre 2010

La flatterie ne mène à rien ... enfin si quand même!

Il y a quelques semaines, je vous racontais comment Noah me faisait craquer avec ses Mummy à tout va ... Maintenant que j'ai été rebaptisée et que je trouve mon nouveau nom un tantinet moins atendrissant, le petit loup a du trouver un autre moyen de faire marcher sa maman sur la tête: la flatterie. Et oui, du haut de ses 22 mois, Noah maitrise déjà le compliment qui fait mouche!
Tous les matins quand j'arrive dans leur chambre, les mains chargées de biberons, Liam m'accueille avec des pleurs et des supplications "Monia, mi'k, mi'k MIIIIIIK ... " ce que je traduirais par "Maman, depêche toi de me sortir de mon lit et de me coller mon biberon dans le bec". Noah lui me regarde des pieds à la tête et me gratifie d'un "Wow, Monia t'is nice!" ce que je traduirais "Oh là là Maman, que tu es belle aujourd'hui, comme tous les jours, tu es si belle ma maman (oui bon je m'emballe et alors!?)"
Ah votre avis, lequel je sors du lit en premier?

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